A qui la faute ?





Que l’on écoute des jeunes gens prononcer des mots injurieux et contraires à la politesse, cela prête à réflexion. Que l’on voit aussi de jeunes lycéennes s’habiller et se comporter de manière ostentatoire suscite des interrogations objectives. Ce genre de débordement peut être inscrit dans un répertoire de troubles caractériels chez les jeunes. Mais à qui la faute ? Tout de go on dira que les parents en sont les premiers responsables, d’autant plus que la famille constitue le premier noyau social dans lequel on naît. Sauf qu’il serait injuste de faire porter le «chapeau» aux seuls parents. A priori, lorsque les géniteurs confient leur progéniture à l’école ou au lycée, on pense à juste titre qu’ils sont à l’abri et qu’ils sont entre de bonnes mains. Normal, ne s’agit-il pas de tout un staff d’éducateurs reconnus pour représenter un réel modèle à suivre? Des éducateurs dont l’appellation, le statut et le rôle exigent une obligation morale de peaufiner l’éducation de ces écoliers et lycéens! Or, lorsque ces mêmes enseignants et éducateurs prononcent des mots injurieux, grossiers et contraires à toutes les normes de la politesse et ce, au sein même de la classe, censée être un endroit sain et de discipline, il y a de quoi se poser moult questions ! Lorsque des enseignants et encadreurs ne font preuve de traitement de faveur qu’envers des jeunes filles jolies ou portant des habits ostentatoires, il y a aussi de quoi se poser des questions ! A qui revient donc la responsabilité des dépassements juvéniles ? Sûrement pas aux jeunes et à leurs familles seulement ! Abir


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com