P.S.L. : El Béji dame le pion à ses détracteurs





Tunis - Le Quotidien Nouveaux rebondissements au Parti Social Libéral. Les sept membres contestataires du Bureau politique ont annoncé, hier, le report de la tenue du congrès extraordinaire du parti, initialement prévue ce week-end, à une date ultérieure. Les raisons invoquées et l’exiguïté des locaux du parti sis à la rue de l’Inde qui ne pourraient pas abriter les travaux auxquels participera une centaine de délégués et le parachèvement des préparatifs matériels. Les arguments qu’avancent les sept membres contestataires du Bureau politique, qui ont retiré, le 7 avril dernier, leur confiance de M. Mounir El Béji, président du parti, président du parti, ne tiennent pas debout aux yeux de plusieurs observateurs avertis. Ces derniers croient que le report du congrès extraordinaire constitue l’épilogue de la crise qui ébranle le PSL depuis plus d’un mois. De là à penser que M. El Béji a damé le pion à ses détracteurs, il n’y a qu’un pas que certains n’hésitent pas à franchir. Dès le déclenchement de la crise, le président de l’unique formation politique d’obédience purement libérale en Tunisie a tout fait pour se cramponner au poste qu’il occupe depuis la création du parti en septembre 1988. M. El Béji a, en effet, délégué récemment son pouvoir à M. Jamil Saïdi, député du parti, lequel gère désormais les affaires administratives et financières du PSL. Il s’est également entouré de quatre «conseillers» choisis parmi les membres exclus du Bureau politique. Plusieurs dizaines de membres victimes de sa machine disciplinaire l’ont aussi reconnu en tant que président légitime du parti. Mais la plus importante arme de M. El Béji n’est autre que l’amendement des statuts du parti, approuvé lors du dernier congrès tenu le 3 avril 2005. Cet amendement stipule que le président du PSL ne peut être destitué par n’importe quelle structure du parti tout au long des cinq années qui suivent le congrès. L’heure de vérité a-t-elle donc sonné pour les sept membres contestataires? Tout porte à le croire en dépit de l’attachement des mécontents menés par M. Boujemaâ Yahyaoui à ne pas jeter l’éponge de sitôt. «Il faudra laisser du temps, au temps. Nous allons prouver que l’amendement des statuts du parti est illégal», fait remarquer M. Yahyaoui sur un ton amer. Une tâche, a priori, herculienne, même si la politique a ses raisons que la raison ignore. Attendons voir... Walid KHEFIFI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com