E.S.T. – C.A. : Que la fête soit totale





* Finale Coupe de Tunisie - Stade 7 Novembre de Radès (16h00) - Direct TV T7 _____________ La magie de Dame Coupe nous offre un derby royal pour la finale. Espérantistes et Clubistes se retrouveront cet après-midi pour un acte final bien particulier où tout peut arriver. Il s’agit d’un rendez-vous où la logique perd souvent le Nord car la coupe n’obéit qu’à ses propres caprices. De toute façon, pour une fin de saison on ne peut mieux espérer et les vingt-deux acteurs qui se présenteront au splendide stade de Radès s’efforceront sûrement à nous réserver un bon spectacle digne du rang des deux équipes. Cette finale tombe à pic pour les deux voisins tunisois car ils ont, ces dernières semaines, le vent en poupe et ça ne peut que les inciter pour terminer la saison en beauté. Les Sang et Or, auréolés de leur sacre en championnat, passent par une bonne période malgré quelques absences qui ont relativement handicapé l'équilibre de l’équipe. Du côté du Parc B, on annonce, à l’occasion de cette finale, le retour de Badra et Olivier, deux éléments très importants dans le dispositif espérantiste, qui ont repris les entraînements et pourraient retrouver aujourd’hui la formation rentrante choisie par Khaled Ben Yahia. Le coach de l’EST va ainsi modifier légèrement son dispositif, mais il aura tout de même du souci pour remplacer Mahjoubi, blessé, qui a l’habitude de jouer un rôle tactique très important. Pour le onze espérantiste, il s’agira d’un double défi: d’une part remporter un doublé qui, dans le contexte actuel, peut-être considéré comme une grosse performance et, d’autre part, prouver que le titre de champion n’a point été usurpé. Les Sang et Or en seront-ils capables? Leur parcours depuis le début de la saison et surtout leur régularité et leur rage de vaincre même quand ça ne marche pas sont des facteurs qui jouent en leur faveur. * Question d’équilibre En face, on retrouvera tout à l’heure un Club Africain nouvelle saison. Cela fait quelques semaines que l’équipe montre de bons signes qui, selon les observateurs, ne trompent pas. Bertrand Marchand est en train de faire un travail intéressant et méthodique. Quand on voit le CA évoluer aujourd’hui, on remarque aisément les progrès réalisés au niveau de la défense. C’est par là que le travail a commencé et l’équipe a pu relever la tête lorsque l’équilibre a été retrouvé au sein de l’arrière-garde qui a été totalement remaniée avec la confirmation du quatuor Souissi-Amri, Gharzoul-Janka. Pour sa part, le milieu de terrain demeure, sur le papier, l’un des meilleurs du championnat. D’ailleurs, on va compter énormément aujourd’hui sur l’activité et la créativité de Sellami, Ouertani et Ben Yahia, un trio magique qui a vite fait de stabiliser l’équipe. Il y aura des soucis pour choisir les attaquants et pallier aux absences de Ameur et Haj Ali, mais c’est l’équilibre qui compte le plus dans de telles confrontations. Marchand misera sur la tactique et le savoir-faire de son entre-jeu, mais il avait fort à faire pour préparer son équipe au niveau mental car l’adversaire, considéré depuis une décennie comme la bête noire du CA, et les joueurs ont intérêt à ne pas y penser. Ce qui fera le plus plaisir dans cette finale, c’est qu’on retrouvera sur le terrain beaucoup de jeunes qui disputent leur première finale: Souissi, Amri, Gharzoul, Ben Yahia, Aouichaoui d’une part, Jabeur, Bekri, Ben Ouannès, Teyeb de l’autre. A propos des jeunes, on ne peut que regretter l’absence de deux jeunes prometteurs qui vont rater leur première finale. Maher Ameur, pourtant artisan de la qualification du CA en finale, ne sera pas là pour un carton jaune gratuitement reçu à Gafsa et Seïfeddine Mahjoubi, l’un des poumons de l’ensemble espérantiste, blessé à Alexandrie, vont suivre l’événement des gradins. C’est un coup dur pour ces deux garçons pétris de qualité, mais ils auront sûrement d’autres occasions pour se rattraper. Que la fête soit totale à Radès et que le fair-play, plus ou moins balayé au cours de cette saison, soit au rendez-vous afin de nous permettre de vivre de bons moments de football et de garder l’appétit pour… le Mondial. Kamel ZAIEM ____________________________ Des absents de marque Que d’absents dans cette 49ème édition de la Coupe de Tunisie pour une raison ou une autre (pas moins de six titulaires 3 dans chaque camp) ont dû déclarer forfait pour cette apothéose de la saison et vont la suivre à partir des tribunes. Ils auraient certainement espéré ne pas rater cette fête qui ne se présente parfois qu’une seule fois dans la vie. Letifi, Mahjoubi, Haj Ali et Maher Ameur n’ont pas eu à goûter aux saveurs de la finale de la Coupe contrairement à Badra et Khalfaoui qui ont eu à savourer la joie de la victoire en finale (deux fois pour Badra (97 et 99) et une fois pour Khalfaoui (2000). Dans le passé nous retenons que Badra avait été privé de la finale de la CAN 2004 avec l’équipe nationale et cela lui est resté en travers de la gorge. Son successeur dans le rôle de capitaine Mourad Melki n’a pas à ce jour goûté à la joie de la finale victorieuse. N.A. Diwa : Un titre vieux de 44 ans Noureddine Diwa, l’ex-enfant terrible du ST et de l’équipe nationale n’a jamais pu être dépossédé de son titre de meilleur buteur des finales de la Coupe de Tunisie et il continue de le conserver depuis voilà 44 ans. En effet, c’est à l'issue de la finale victorieuse contre le SS en 1962 (1-1 et 1-0) que le merveilleux Diwa s’offrit ce titre que personne n’a jamais pu atteindre... cinq buts à l’actif du percutant enfant gâté stadiste l’espace de trois finales (2 en 1958 contre l’ESS, 2 autres en 1960 toujours contre l’ESS et 1 en 1962 contre le SS (1-1, première édition). Depuis ce jour-là - 13 mai 1962 - cela fait 44 ans presque jour par jour que la performance est restée intacte et pourrait le rester encore longtemps. N.A. Trio suisse La finale de la Coupe de Tunisie a été confiée à un trio arbitral suisse * Arbitre central: René Ragalla * 1er assistant: Bruno Zurbrueg * 2ème assistant: Antonio Fernandez Le bureau fédéral a désigné aussi les officiels du match * 4ème arbitre: Kacem Bennaceur - Commissaire du match: Hédi Lahouar - Délégué du match: Khaled Bouzgarrou. Chiffres 11-9 L’EST a disputé 15 finales (la 16ème c’est pour aujourd’hui) et a gagné la coupe à 9 reprises (1957-1964-1979-1980-1986-1989-1991-1997-1999). De son côté, le CA a disputé 22 finales (aujourd’hui c’est la 23ème) et a remporté la Coupe 11 fois (1965-1967-1968-1969-1970-1972-1973-1976-1992-1998-2000). 6 Les deux clubs de la capitale se sont rencontrés en finales de la Coupe de Tunisie à 6 reprises (tout à l’heure, ce sera la 7ème confrontation). Avec un bilan favorable à l’EST (4 victoires en 1980-1986-1989-1999) contre deux succès clubistes en 1969 et 1976. 9 Sadok Sassi Attouga détient et le record des présences en finale (9) et celui du joueur ayant remporté le plus de Coupes (8). En effet, le légendaire gardien de but de l’EN a enlevé la Coupe en 1965, 1967, 1968, 1969, 1970, 1972, 1973 et 1976 n’échouant qu’en 1974 face à l’ESS.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com