Le mai de la Nouvelle Prête-moi ta plume





Pour écrire un mot, des mots, des paragraphes, des histoires délicieuses ... Le tout trempé dans un océan d’images et de poésie. Ainsi veut dire une résidence d’écriture. Des résidences d’écriture dans nos murs ! Oui, pourquoi pas ! Et cela peut bien marcher quand il s’agit d’un travail sérieux et bien organisé. C’est dans le cadre de sa politique du livre en Tunisie et de son programme annuel «Signes de la littérature» consacré à l’écriture de la nouvelle que l’Institut français de coopération (IFC) a mis en action un programme de cinq résidences d’écriture. Ce sont des écrivains francophones de diverses origines ayant été sélectionnés pour participer à cette manifestation organisée à La Médiathèque Charles-de-Gaulle (MCDG) de l’avenue de Paris à Tunis. Ces écrivains vont s’ouvrir à nos cieux pour s’inspirer de nos ombres et lumières et se cloîtrer, le temps d’une méditation, pour humer de l’odeur de notre culture locale et nous écrire enfin des nouvelles. Le public tunisien sera, on l’espère, au rendez-vous fixé pour le 27 mai pour découvrir ces petites histoires. Qui seront lues à ciel ouvert dans la MCDG. Les cinq nouvellistes de la manifestation littéraire sont les Moncef Ghachem national, journaliste, écrivain et poète de l’azur et de la mer, Hervé Mestron qui nous vient de la Drôme avec ses énigmes de polar et son univers monté sur une musique rebelle et mis en scène dans des airs à la fois enthousiastes et constellés de gags, Louis-Philippe Dalembert, lui, présente son Port-au-Prince haïtien, nomade parmi les nomades qui aime caboter d’une côte à une autre et avec comme seul bagage des rimes et des syllabes. Vient ensuite Mohamed Kacimi, poète, dramaturge et romancier qui affectionne tout ce qu’écrit Kateb Yacine. L’auteur de «naissance du désert» qui anime actuellement des ateliers d’écriture à Paris et ailleurs a obtenu en 2005 le prix SACD de la Francophonie. Enfin, et cerise sur le gâteau, notre cinquième résidente, Olympia Alberti (Prix de la poésie de l’Académie française) qui «écrit pour vivre, mieux comprendre et mieux aimer». Ses écrits de poétesse ou de nouvelliste, romancière et essayiste sont traduits dans plusieurs langues. Ce groupe de cinq sera présenté aujourd’hui à la Médiathèque de l’avenue de Paris avant qu’il aille (à chacun sa route) à ses attaches à Sidi Bou, La Goulette, Tunis, Sfax, Sousse, Kerkennah ou Gabès. Mais auparavant, nos cinq hôtes sont passés par la Médina de Tunis, du côté de Maâkal azzaïm où ils ont été invités par les Heydar, dans leur maison antique et récemment restaurée. Le cadre tout en lumière tamisée est chargé de poésie. Et les murs témoignent encore de tant d’amours et de chamailleries. Ce qui leur donne une vie troublante et troublée et qui aidera certainement nos écrivains à coucher des petites notes sur leur carnet de nouvelles. Allez. Au travail Messieurs - Dame. Z.ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com