E.S.T. : Quelle faculté d’adaptation!





L’EST a réussi à forcer son destin et à remporter la Coupe de Tunisie face à son vieux rival le CA. Mais il faut bien reconnaître qu’elle a bien souffert durant cette finale en raison d’une fatigue physique évidente et la blessure de certains éléments clés. Entamant la rencontre avec un Mahjoubi diminué par une récente blessure, un Berradhia dépassé sur le flanc droit de la défense et un Ben Ouannès peu remuant, l’Espérance a réussi quand même à prendre l’avantage par Michaël mais n’a pu continuer sur sa lancée pour plusieurs raisons. L’entre-jeu ne valait que par Kamel Zaïem et à un degré moindre Melki alors que les latéraux Berradhia et Bekri avaient toutes les peines du monde à tenir leurs rôles défensif et offensif. Et puis, il y avait en face un ensemble clubiste jeune, limité sur le plan offensif mais bien frais physiquement et comptant des joueurs ambitieux, appliqués et menés par un Sallami clairvoyant et jouant juste. Rien d’étonnant donc quand l’Espérance a fini par subir le jeu, le but de l’égalisation et l’ascendant de son adversaire. Il ne restait donc que les balles longues vers Michaël (qui n’a pas démérité) qui n’avaient pas toujours été heureuses. La pause est devenue au bon moment pour les Sang et Or pour arrêter la bourrasque clubiste. De retour des vestiaires, l’Espérance a repris momentanément le jeu à son compte pour marquer très vite par Zaïem mais ne pouvait pas tenir longtemps car la fraîcheur physique lui manquait terriblement et que la ligne avant était timide après la sortie de Tayeb puis l’expulsion de Michaël. Ben Yahia ne pouvait compter que sur Hammami qui a suppléé Letifi (quel risque a pris le staff technique en l’incorporant en cours de jeu, sachant qu’il ne pouvait tenir son rôle diminué comme il est par une récente blessure) ou Ahmed Ben Yahia. Heureusement qu’il y avait un certain Tizié pour sauver les meubles aux moments opportuns. Au cours de l’exercice des tirs aux buts, les tireurs sang et or Melki, Zaïem, Hammami, Nwaneri et Bekri ont réussi leurs essais alors que le Clubiste Ouartani a raté le sien. La chance a souri aux Espérantistes, mais ne dit-on pas qu’elle ne sourit qu’aux audacieux. Les Dieux des stades ont peut-être choisi cette saison l'Espérance pour lui accorder leurs faveurs tant en championnat qu’en Coupe. Le football, c’est aussi ça. J.B. ___________________________ Et la joie fut C’était la joie effectivement, une joie indescriptible qui a marqué la sortie des supporters espérantistes à l’issue de la finale et la remise des deux trophées, Coupe et championnat, par le Président de la République. Une ambiance grandiose qui a pris son envol à Radès avec ces interminables cortèges de véhicules de tous genres. Des files interminables partant du joyau de la Méditerranée pour aboutir dans la capitale, essentiellement du côté de Halfaouine et Bab Souika. Ce légendaire fief du grand club tunisois, véritable port d’attache des supporters «sang et or», allait abriter les scènes les plus fantasques. Passent encore les klaxons crevant les tympans, passent également les youyous stridents et assourdissants des femmes, jeunes et moins jeunes, il fallait voir certains comportements dénotant l’euphorie de leurs exécuteurs, mais non moins téméraires. Tel ce jeune homme, à titre d’exemple, s’accoutrait pittoresquement, avant de se jeter du premier étage d’un immeuble dans les bras de ses pairs ! Ou cet autre s’exhibant torse nu, avant de se diriger vers la fontaine publique du coin ! En tout cas on a fait la fête jusqu’à une heure tardive dans la nuit du vendredi à samedi. M.A.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com