Jeunes et clubs spécialisés Les raisons d’une désaffection…





Les jeunes ont du temps libre. Les uns préfèrent le passer à ne rien faire. Les autres en profitent pour mettre en œuvre des activités qui leur tiennent à cœur. Ils adhèrent à des clubs spécialisés. Tunis - Le Quotidien Mais entre les uns et les autres, il y a ceux qui ne savent pas où aller afin d’exercer les activités qu’ils préfèrent. Les jeunes sont-ils membres de clubs? Qu’est-ce que cela représente pour eux? Vers l’âge de dix ans, les enfants sortent de la phase individualiste et pénètrent généralement dans l’âge «sociable». Au tout début de l’adolescence, les sujets aiment à se réunir et à œuvrer ensemble dans un but commun. A priori, à cet âge, l’on jouit d’une vitalité débordante et on aime faire partie d’un groupe pour s’adonner à des activités en commun. D’où le besoin d’adhérer à un club culturel, scientifique, sportif ou un cercle d’amis qui se réunissent pour lire, causer, jouer... Les maisons de jeunes et les clubs sont des endroits propices pour ces jeunes afin qu’ils exercent leurs activités préférées. Font-ils partie des clubs? Ibtissem, 16 ans, élève, faisait partie d’une chorale lorsqu’elle était petite. Aujourd’hui, elle n’est membre d’aucun club. «D’abord, je veux préciser que j’ignore l’existence même de clubs destinés à tous les jeunes. Il y a des clubs qui ne permettent que l’adhésion des jeunes dont les parents travaillent dans un domaine bien précis. Je me contente de faire mes recherches dans les publinets et d’aller réviser dans les bibliothèques. J’aurais tant aimé trouver un club de musique pour jeunes, mais je n’ai pas entendu parler de son existence. Toutefois, certains établissements secondaires forment des clubs d’informatique, de recherche scientifique, d’art dramatique, de dessin et de peinture... Ce Ce n’est pas le cas dans mon lycée. D’ailleurs, nous n’avons même pas de postes d’ordinateurs. Seule l’installation existe, mais les outils manquent et la salle d’informatique est toujours fermée», dit-elle. Myriam, 16 ans, élève, aurait aimé aussi faire partie d’un club de dessin ou d’un club de littérature et de poésie. «J’adore lire, écrire et dessiner. Hélas, je n’ai aucune idée si des clubs dans le genre existent ou non et je ne sais pas si j’aurais la possibilité de consacrer le temps qu’il faut à ce genre d’activité d’autant plus que mon emploi du temps scolaire est très chargé. Je pense aussi qu’il n’y a pas assez de clubs destinés aux jeunes, pourtant , on en a vraiment besoin. Les maisons de jeunes n’existent pas partout et la majorité d’entre elles manquent d’outils et de moyens et cela n’encourage pas pour devenir membres. Ceci dit, je me contente des moyens existants. Je ne fais partie d’aucun club mais de dessine toute seule, j’écris de petites histoires, je rédige des poèmes et des pensées et si j’ai envie de faire des recherches je vais à la bibliothèque ou aux publinets», dit-elle. Hanen, 15 ans, élève, n’a pas de penchant spécial. Pour l’instant, tout ce qui prime pour la jeune fille, ce sont ses études. «D’abord, le seul hobbie que j’ai, c’est la lecture et ce hobbie ne nécessite pas à mon sens une adhésion à un club spécifique. Tout mon temps je le consacre aux études. Si j’ai du temps libre, je le passe à lire, à faire des recherches sur Internet ou encore à lire dans une bibliothèque. Lorsque j’ai besoin de me divertir, je regarde la télé ou je fais un petit tour avec les copines pour faire du lèche-vitrines», dit-elle. Mohamed Ali, 22 ans, candidat au bac lettres, fait partie d’un club sportif. Il semble qu’il y trouve pleinement son compte. «D’abord, je suis de formation littéraire, les recherches scientifiques ne m’emballent pas vraiment. Ce qui m’intéresse vraiment ce sont les productions littéraires ou les activités sportives. Je fais partie d’un club de «Yoseikan-Budo», un art martial qui favorise la concentration et la maîtrise de soi. A mon avis, c’est une activité très constructive d’autant plus que cela me permet de me débarrasser des ondes négatives et dès lors je suis bien dans la positivité», dit-il. Mahran, 21 ans, candidat au bac, fait aussi partie d’un club d’art martial. «Autrefois je faisais partie du «Centre d’art dramatique et scénique du Kef», ensuite de l’Espace 21-21 à la Cité Intilaka. Je voulais devenir comédien, c’est un rêve que je ne saurai concrétiser pour le moment. Je ne veux pas être rongé par le goût d’inachevé. Raison pour laquelle, je me lancerai un jour ou l’autre dans un club de théâtre pour réaliser ce rêve. En outre, je m’applique actuellement pour terminer mes études et j’ai trouvé une autre alternative pour faire quelque chose que j’aime vraiment. Je fais partie d’un club sportif et je suis en train d’avancer et cela me procure un énorme plaisir», dit-il. A.C.O.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com