Syrie : Mandat d’amener contre M. Khaddam via Interpol





La justice syrienne a lancé via Interpol un mandat d'amener contre l'ancien vice-président Abdel Halim Khaddam, en exil en France et accusé dans son pays de "corruption" et de "haute trahison" après ses attaques contre le régime de Bachar el-Assad, selon une source judiciaire. Le Quotidien Agences L'avocat Houssam el-Din Al-Habache, en charge du dossier Khaddam auprès de la justice militaire, a déclaré que la section syrienne de l'Organisation internationale de la police criminelle (Interpol) avait transmis hier à la section française un mandat d'amener à l'encontre de Khaddam. "La section syrienne d'Interpol a envoyé à la section parisienne un mandat d'amener contre Khaddam pour qu'il comparaisse devant la justice syrienne (en juin) et réponde aux accusations lancées à son encontre". Khaddam, 73 ans, l'une des principales figures de la "vieille garde" du parti Baath au pouvoir Syrie et l'un des principaux responsables du régime, a démissionné fin 2005, après avoir critiqué la politique étrangère suivie par la Syrie, notamment au Liban. Cet ex-haut dirigeant, qui se trouve en France, a aussi lancé dans les médias arabes et occidentaux de violentes diatribes contre le président Assad et ses collaborateurs, qu'il a accusés d'avoir trempé dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005. Fin décembre, le Parlement syrien a voté une motion demandant que Khaddam soit "traduit en justice pour haute trahison". Il a ensuite été accusé de "s'être accaparé de terrains publics du domaine maritime, et d'avoir contracté des crédits auprès de banques syriennes qu'il n'a pas remboursés». Khaddam et sa famille ont été convoqués en vain à comparaître le 24 avril devant un tribunal en Syrie. La justice syrienne a ensuite demandé à l'ancien vice-président de se présenter le 12 juin devant un tribunal de Banias (nord-ouest). L'ancien vice-président a nié les accusations. En février, Khaddam ainsi que des représentants de l'opposition syrienne en exil ont annoncé de Bruxelles le lancement d'un "front de salut national" dans le but de changer le régime en Syrie par des moyens pacifiques. Concernant la collaboration des autorités françaises avec la demande de la justice syrienne, Me Habache a affirmé que la France "pourrait collaborer si toutes les conditions juridiques étaient réunies pour ce mandat selon la loi française et d'Interpol".


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com