Slimane Mustapha Zbiss : Hommage à un grand archéologue de notre temps





En collaboration avec l’Institut National du Patrimoine, l’Association de Sauvegarde de la Médina de Testour et le Comité culturel local organiseront aujourd’hui à Testour une cérémonie de commémoration du 3ème anniversaire du décès du grand archéologue Slimane Mustapha Zbiss. Cette commémoration sera marquée par d’intenses festivités à Testour. Le coup d’envoi de cette célébration sera donnée par Rachid Souissi, président de l’Association de Sauvegarde de la Médina de Testour. Aujourd’hui sera marqué par des conférences relatives à la biographie de ce grand artiste, ses investigations, et sur les objets archéologiques de Testour. D’autres thèmes relatifs aux gravures africaines, aux travaux de restauration de la Médina de Testour et au site web, consacrés à Slimane Mustapha Zbiss, feront l’objet des conférences qui seront animées par d’éminents chercheurs, à l’instar de Abdelhakim Gafsi directeur des recherches à l’INP, Khaled Ben Romdhane, responsable aussi des recherches à l’INP, Faouzia Ben Zohra, ingénieur archéologue et Hana Zbiss, journaliste et fille de feu Slimane Mustapha Zbiss. Pour parler de Slimane Mustapha Zbiss, disons qu’il a marqué d’une pierre blanche, l’histoire de l’archéologie et des fouilles archéologiques en Tunisie. Natif d’une famille d’origine andalouse de Testour en 1913, celui qui deviendra plus tard un archéologue chevronné était d’abord un féru de la culture et, notamment, de la musique, en particulier le Malouf. Après des études de langues et des civilisations arabes et musulmanes, Slimane Mustapha Zbiss, sillonne le pays effectuant des travaux de restauration dans les villes de Tunis, Monastir, Sousse, Kairouan, Mahdia. Les fouilles lui ont permis d’effectuer de nombreuses découvertes. D’ailleurs, il était le premier archéologue à avoir entrepris des fouilles et des découvertes sur les sites princiers de Raqqada et Sabra Mansouria. Mais le mérite du grand archéologue, Slimane Mustapha Zbiss l'a obtenu pour son rôle de premier restaurateur des monuments historiques les plus importants de Tunis, comme la Grande mosquée de la Zitouna, Saheb Ettabaâ, Dar Hamouda Bacha, Okba, la Grande mosquée de Sousse, les Ribats de Mahdia, Sousse et Monastir. L’archéologue a fortement contribué à la découverte de plus de 2000 épigraphies et inscriptions qui ont fait l’objet de nombreuses publications scientifiques. Il compte également une production d’une vingtaine d’ouvrages. Son apport considérable à la connaissance et à la préservation du patrimoine tunisien lui ont valu plusieurs prix, comme le Grand prix national en archéologie et en patrimoine en 1987. O. W.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com