Immigration : Bush annonce le déploiement de la Garde nationale





George Bush, a annoncé hier soir le déploiement de plusieurs milliers de membres de la Garde nationale le long de la frontière avec le Mexique mais s'est efforcé d'atténuer à l'avance les risques de crise avec Mexico. Le Quotidien-Agences La mobilisation de la Garde nationale a été la principale annonce de ce discours en prime time consacré au renforcement des mesures de sécurité le long de la frontière poreuse qui sépare le nord du Mexique et le sud des Etats-Unis. En cette année d'"élections de mi-mandat", la question de l'immigration est devenue un sujet particulièrement sensible. La journée d’hier devait être consacrée à la Maison-Blanche à la finalisation de l'intervention de Bush. Le chiffre global n'a pas été rendu public mais, ajoute-t-on de même source, le déploiement concernera plusieurs milliers de Gardes nationaux tout en étant inférieur aux 10.000 évoqués au Pentagone. Invité dimanche sur CNN, le conseiller national à la sécurité, Stephen Hadley, a indiqué que ces renforts permettraient aux agents de la police des frontières, l'US Border Patrol, "de développer leurs capacités" face aux flux de l'immigration clandestine. "Il ne s'agit pas d'une militarisation de la frontière. Il s'agit de venir en aide aux agents civils du 'Border Patrol' dans l'accomplissement de leur tâche, de leur fournir un soutien logistique, un soutien dans la collecte de renseignements ou bien encore un entraînement", a-t-il dit. * Bush s’efforce de rassurer Fox George Bush s'est pour sa part entretenu par téléphone avec son homologue mexicain, Vicente Fox, qui lui avait rapporté les inquiétudes de ses compatriotes. D'après une porte-parole de la Maison-Blanche, le président des Etats-Unis a "clairement souligné que les Etats-Unis considèrent le Mexique comme un pays ami, et que ce qui est envisagé ne correspond pas à une militarisation de la frontière, mais à un soutien apporté sur une base temporaire aux capacités de la police des frontières par du personnel de la Garde nationale". Selon les services du président mexicain, Bush a effectivement insisté sur les relations de partenariat existant entre les deux pays mais a aussi expliqué qu'une réforme complète de l'immigration était nécessaire pour régler le problème entre les deux Etats voisins. L'an passé, près de 1,2 million de "wetbacks" ont été arrêtés à la frontière mexicaine par les agents fédéraux, qui estime en revanche qu'un demi-million de clandestins sont passés entre les mailles du dispositif de surveillance. Le discours de Bush intervient alors que reprendra au Sénat le débat sur la réforme de l'immigration voulue par le locataire de la Maison-Blanche. Engagé dans un bras de fer avec certains élus républicains opposés à toute régularisation de clandestins, Bush, dont la cote de popularité est au plus bas, n'entend pas renoncer à la création du statut de "travailleur invité". L'idée d'envoyer la Garde nationale, soutenue par Bill Frist, le leader des républicains au Sénat, est accueillie avec scepticisme par d'autres ténors du parti majoritaire. Ainsi le sénateur du Nebraska Chuck Hagel, très impliqué dans le dossier, a-t-il estimé sur ABC que cette mission ne relevait pas du rôle de la Garde nationale. Les trois quarts de l'équipement et du matériel en dotation de la Garde nationale ont été regroupés en Irak et plusieurs de ses membres en sont déjà à quatre "rotations" en Irak, a-t-il expliqué.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com