Parti Social Libéral : Les contestataires renversent la vapeur…





Tunis-Le Quotidien Les sept membres contestataires du Bureau Politique du Parti social Libéral (PSL) ont changé le fusil d’épaule. Après avoir reporté le congrès extraordinaire à une date ultérieure, ces mécontents qui ont retiré, le 7 avril dernier, leur confiance de M. Mounir Béji, président du parti, viennent de procéder à une répartition des tâches au sein du Bureau politique. Ce sont désormais MM. Mohamed Anis Lariani et Mohamed Maâtoug, respectivement porte-parole officiel du Bureau politique et membre chargé de l’information et des affaires juridiques, qui sont au devant de la scène. Les contestataires ont également décidé l’ouverture d’un nouveau siège du parti à Tunis et réaffirmé dans un communiqué rendu public dimanche dernier leur attachement aux neuf fédérations légales créées avant le 7 avril. Ils s’attachent aussi à la tenue d’un congrès extraordinaire démocratique constituant l’unique issue à la crise qui ébranle le parti depuis le début des années 90 tout en changeant de tactique. C’est la première fois depuis le déclenchement de la crise que les contestataires reconnaissent la légitimité de M. Béji puisqu’il a été élu directement par les congressistes le 3 avril 2005. Toutefois, ils estiment toujours que les récentes décisions prises par le président du parti sont «caduques» et avancent, à ce propos des arguments en béton. «La haute commission créée par M. Béji est illégale d’autant que seul le congrès pourrait décider de la création d’une telle structure par le biais de l’amendement des statuts du parti, lequel ne pourrait avoir lieu en dehors du congrès que sur une proposition du Bureau politique ou une demande des 2/3 des adhérents», souligne M. Mourad Maâtoug, membre du Bureau politique chargé de l’information et des affaires judiciaires. Et de renchérir: «Les contestataires représentent la majorité des membres du Bureau politique (sept sur dix) après la démission de l’ancien député et vice-président du parti, M. Mongi Khammassi, si on tient compte du parallélisme des formes qui sépare la présidence du parti du Bureau politique». Ainsi, les mécontents tentent, encore une fois, même s’ils ne l’avouent pas de «destituer» d’une manière démocratique M. Béji qui se cramponne à son poste depuis septembre 1988. Réussiront-ils cette fois-ci? Attendons voir… W.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com