Ingénieurs arabes : Le problème de l’emploi, dans tous ses états





Le problème de l’employabilité des diplômés des écoles d’ingénieurs en Tunisie et dans les pays arabes a été le thème central de la conférence sur «les diplômés des études d’ingénieurs et le marché de l’emploi» organisée les 16 et 17 mai à Tunis. L’ingénieur qui est un acteur principal dans la révolution technologique qui marque la nouvelle économie commence dans le monde arabe, à avoir des problèmes. Tunis - Le Quotidien En discutant la question de l’emploi des diplômés des écoles des études technologiques et d’ingénierie dans le monde arabe d’une façon générale, les conférenciers venus de Jordanie, du Liban, de Syrie, du Soudan outre les participants tunisiens ont été quasi-unanimes à mettre en cause les systèmes de formation, lesquels, selon eux «doivent suivre le rythme de l’évolution accélérée et incessante de l’économie mondialisée». Mkadar Akrouch, Ingénieur jordanien en génie-civil, diplômé de l’université américaine de Manhattan, considère que le problème de l’emploi des ingénieurs dans le monde arabe est le résultat de l’absence d’une cohérence entre les disciplines académiques au niveau des structures de formation et les exigences mutantes du marché de l’emploi. L’expert jordanien estime dans le même sens que l’approche adoptée par plusieurs pays tend à résoudre le problème du chômage des diplômés des universités avec des méthodes quantitatives. «Le fait d’avoir trop peu d’opportunités d’embauche et, de l’autre côté, un nombre de demandeurs d’emploi excessivement plus important, fait que le souci devient de placer un nombre bien défini de candidats dans les postes libres sans jamais s’occuper à recruter la bonne personne pour le bon poste», explique-t-il. * Fossé Le fossé qui existe entre les institutions de formation et le marché d’embauche a été aussi évoqué par M. Adel Al Hadith, secrétaire général de l’Union des Ingénieurs arabes (UIA) qui considère que le rapport entre l’ingénieur et le marché de l’emploi est un rapport problématique qui nécessite une résolution urgente et dans le cadre d’un travail de coordination au niveau des pays arabes. Il importe de noter que cette conférence arabe qui est organisée conjointement par l’Ordre des ingénieurs tunisiens et l’Union des ingénieurs arabes, est la troisième et dernière d’une série de rencontres des ingénieurs arabes dans le cadre des préparatifs du vingt-quatrième Congrès d’ingénierie arabe qui aura lieu du 14 au 16 mai 2007 à Amman en Jordanie sous le thème «La formation d’ingénieurs dans le monde arabe entre réalité et ambitions». La Tunisie qui prendra part à ce Congrès à travers la participation d’un certain nombre de représentants de la profession d’ingénieur, n’est pas épargnée non plus par le problème d’embauche des diplômés des écoles d’ingénieurs surtout dans des spécialités spécifiques telles que l’agronomie. Malgré le fait que de nombreux ingénieurs ne soient pas recrutés directement à l’issue de leur formation, le taux d’encadrement en ingénieurs dans les entreprises reste assez faible. Ce taux est estimé, en effet, à 2,5 ingénieurs environ pour 1000 habitants. Le Japon par exemple se targue d’un taux beaucoup plus grand avoisinant les 54 pour 1000. La Tunisie compte aujourd’hui environ 25 mille ingénieurs. D’ici 2009, ce chiffre augmentera à raison de 2500 nouveaux ingénieurs par an, selon les estimations officielles. M. Lazhar Bououni, ministre de l’Enseignement supérieur qui a inauguré avant-hier les travaux de la conférence, à réitérer l’engagement de l’Etat, à intégrer des projets et des programmes de restructuration dans les systèmes d’enseignement afin de se mettre au diapason des exigences nouvelles du marché de l’emploi. Il a évoqué entre autres, la mise en place du système LMD pour réformer l’enseignement supérieur qui est appelé plus que jamais à se conformer aux normes internationales dans le domaine de la formation dans les universités. H.G.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com