Liban Beyrouth accueille favorablement la résolution 1680 de l’ONU





Le Premier ministre libanais, Fouad Siniora, a favorablement accueilli hier la résolution 1680 du Conseil de sécurité de l'ONU, rejetée par Damas, qui appelle la Syrie à établir des relations diplomatiques formelles avec le Liban et à délimiter leur frontière commune. Le Quotidien-Agences «C’est une bonne résolution car elle encourage les deux pays à coopérer pour mettre en application des résolutions qui ont été prises par la conférence interlibanaise de dialogue", a déclaré à la presse Siniora à la tête d'un gouvernement où cohabitent la majorité parlementaire antisyrienne et le camp prosyrien, représenté notamment par les mouvements chiites Hezbollah et Amal. Siniora faisait référence à la conférence qui a réuni les 14 leaders musulmans et chrétiens depuis le 2 mars et qui a décidé de normaliser les relations libano-syriennes, au plus bas depuis l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri en février 2005. Cette conférence à laquelle participent des alliés de la Syrie, comme le chef du Hezbollah, cheikh Hassan Nasrallah, et le président du Parlement et chef du mouvement Amal, Nabih Berri, a mandaté le Premier ministre pour se rendre en Syrie afin d'établir des relations diplomatiques et de "délimiter" la frontière entre les deux pays. Or jusqu'à présent Siniora, qui a fait part en avril au président syrien Bachar Al-Assad lors du sommet arabe de Khartoum de son désir de se rendre en Syrie, n'a pas encore reçu de réponse favorable de la part de Damas. La résolution 1680 fait d'ailleurs référence à cette situation en "encourageant la Syrie à répondre positivement à la requête du gouvernement libanais (...)". * Ingérence La Syrie a violemment réagi à cette résolution qu'elle a qualifiée d'"ingérence" dans ses affaires intérieures, de "provocation" et de "précédent dans les relations internationales du point de vue de l'ingérence dans les affaires intérieures (d'un pays) et les relations bilatérales entre Etats". Conscient qu'il ne peut passer outre à cette argumentation, le camp libanais prosyrien s'aligne sur l'attitude de Damas qui veut au préalable que cesse la campagne d'hostilité à son égard de la part de la majorité parlementaire qui la pointe du doigt dans la série d'assassinats qui ont secoué le Liban en 2005. "La Syrie a déjà annoncé qu'elle ne voyait aucun inconvénient à établir des relations diplomatiques (avec le Liban) lorsque les conditions seront réunies", a déclaré un responsable syrien. A la suite d'une entrevue avec le président Assad, Nabih Berri avait déclaré que "les portes de la Syrie sont ouvertes au Liban à condition de rétablir un climat de confiance entre les deux pays". "On ne peut pas insulter la Syrie et lui demander en même temps d'établir les meilleures relations possibles avec le Liban", avait surenchérit Hassan Nasrallah.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com