Zone d’El Menzah-El Manar : La grogne des pharmaciens perdure…





L’ouverture d’une nouvelle officine à El Manar provoque toujours la grogne des pharmaciens installés dans la zone d’El Menzah-El Manar et divise les organisations syndicales représentatives de cette corporation. Eclairage. Tunis-Le Quotidien Ca bouge de nouveau chez les pharmaciens. Le transfert d’une officine du centre-ville de Tunis à El Manar provoque depuis février dernier un tollé autour de l’interprétation de la législation régissant l’installation des pharmacies. Tout a commencé quand une pharmacienne installée dans cette localité a adressé, le 27 février 2006, un recours suite à une non-conformité du plan au Conseil régional de l’Ordre des pharmaciens de Tunis pour contester l’ouverture de la nouvelle officine en se basant sur une décision du pharmacien inspecteur. Ce dernier a refusé d’autoriser l’ouverture de l’officine en question en raison du non-respect de la superficie exigée, à savoir 50 m2 selon les dispositions de l’arrêté du ministre de la Santé publique du 19 avril 1974. Deux semaines après, huit pharmaciens installés dans la zone d’El Menzah-El Manar ont adressé une demande de réexamen du dossier d’installation de cette même officine au président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP). Il en ressort que la superficie totale de la nouvelle officine ne dépasse pas les 44 m2 alors que le plan d’installation agréé par le Conseil régional de l’Ordre fait état de 51,32 m2. La demande de réexamen du dossier d’installation précise aussi que la hauteur du local (2,80 m) ne permet pas la construction d’une soupente pour atteindre les 50 m2 exigés par la législation puisque cette solution de «rafistolage» nécessite un minimum de hauteur de 3,60 mètres. * Discordes Ce litige entre les professionnels du secteur divise également les organisations syndicales représentatives des pharmaciens d’officine. Du côté du syndicat des pharmaciens, deux sons de cloche contradictoires se font entendre. Au moment où M. Chedly Fazaâ, secrétaire général du syndicat, estime que «l’affaire relève des attributions du Conseil de l’Ordre d’autant qu’il s’agit d’une question relative à la déontologie du métier et au respect des normes d’installation» en indiquant que les parties qui se considèrent lésées n’ont qu’à se plaindre auprès du CNOP et du ministère de la Santé publique, M. Lotfi Ben Ghachem, secrétaire général adjoint, pense que le CNOP et l’inspection de la pharmacie ont «failli à leur devoir envers les confrères lésés». Et M. Ben Ghachem de renchérir : «la législation est claire concernant la superficie exigée et la soupente. On s’en tient au respect de la loi». Quant à M. Ali Naâs, président du CNOP, il indique que le dossier a été traité conformément à la réglementation en vigueur. «Le ministère de la Santé dispose de nombreux experts-conseillers et juristes capables de trancher sur cette affaire. Ceux qui se sentent lésés n’ont qu’à se plaindre auprès des instances compétentes», a-t-il ajouté. Autant de discordes font que le dossier est toujours loin d’être classé. Mais nul ne sait qui aura le dernier mot... Walid KHEFIFI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com