Des rançons pour libérer des otages





Le Quotidien-Agences Dans son édition d’hier, le quotidien britannique The Times affirme que Paris, Berlin et Londres ont accepté de payer au total 45 millions de dollars pour obtenir la libération de leurs otages en Irak. Paris a immédiatement démenti ces informations : «Comme les autorités françaises l'avaient indiqué au moment de la libération des otages, il n'y a pas eu paiement de rançon», a déclaré hier matin le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi. Le démenti de Berlin devrait suivre, l'Allemagne ayant toujours nié avoir versé des rançons. Le Times dit s’appuyer sur des documents détenus par des «responsables de la sécurité à Bagdad» qui ont «joué un rôle crucial dans les négociations» pour la libération des otages occidentaux en Irak. Selon le journal, ces documents ont provoqué «la colère de plusieurs diplomates occidentaux» qui estiment que le paiement de rançons «encourage le crime organisé à multiplier les prises d’otages». Selon le quotidien, l'Italie aurait payé 11 millions de dollars pour les libérations de la journaliste Giuliana Sgrena en mars 2005 (6 millions) et des humanitaires Simona Pari et Simona Torretta en septembre 2004 (5 millions). Quant à l'Allemagne, elle aurait versé 8 millions de dollars pour la libération de René Br?unlich et Thomas Nitzschke début mai (5 millions) ainsi que celle de l’archéologue Susanne Osthoff (3 millions) en novembre 2005. Toujours selon le quotidien, la Grande-Bretagne n’aurait pas versé de rançons aux ravisseurs de Kenneth Bigley et Margaret Hassan, deux Britanniques assassinés après leur enlèvement à l'automne 2004. Londres aurait en revanche payé des «intermédiaires» pour établir le contact avec leurs ravisseurs. Le journal souligne que les autorités britanniques ont également été critiquées pour avoir accordé aux ravisseurs de Norman Kember le temps de s'enfuir avant de lancer l'opération militaire qui a permis sa libération en mars dernier. Le Times rappelle que plus de 250 étrangers ont été pris en otage depuis l’invasion américaine en 2003. Au moins 44 d’entre eux ont été tués, 135 ont été relâchés, trois se sont échappés et six ont été sauvés. Quant aux autres, leur sort est toujours inconnu.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com