A la veille de la réunion de Londres : L’Iran reste intransigeant





L'Iran a persisté mardi dans son refus de suspendre son enrichissement d'uranium, à la veille d'une réunion à Londres des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu et de l'Allemagne qui doivent se pencher sur les moyens de convaincre Téhéran d'y renoncer. Le Quotidien-Agences Le ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki a déclaré que "la République d'Iran ne cèdera sur ses droits sous aucune circonstance", selon l'agence officielle Irna. "Nous ne reculerons pas", avait répété la veille le porte-parole du gouvernement iranien Gholam Hossein Elham. Son message reprenait, au mot prêt, celui de dimanche du porte-parole de la diplomatie Hamid Reza Assefi. Depuis que l'Iran a annoncé au début janvier avoir repris des travaux pour l'enrichissement d'uranium, il n'a eu de cesse de répéter qu'il ne cèderait pas sur ce point. La République islamique s'est même permise d'annoncer le 11 avril que l'Iran avait procédé avec succès à l'enrichissement d'uranium, alors que le Conseil de sécurité des Nations unies lui avait demandé fin mars de suspendre toute activité dans ce domaine dans un délai d'un mois. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a tué dans l'œuf une offre européenne mêlant menaces de sanctions et mesures incitatives les qualifiant de "noix et chocolats", sans même en avoir pris connaissance. L'offre européenne reste pourtant d'actualité, car son contenu est toujours en discussion. * Finalisation La France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne "finalisent le paquet de mesures incitatives et dissuasives à l'égard de l'Iran" et "sont en contact, à ce sujet, avec les Américains, les Chinois et les Russes", a indiqué hier le porte-parole du Quai d'Orsay, Jean-Baptiste Mattéi. Mais les deux ensembles, qui doivent être discutés lors d'une réunion des six pays à Londres mercredi, sont porteurs d'autant de sujets de division. Pour ce qui est des mesures incitatives, les Européens veulent apporter une réponse à la demande supposée des Iraniens d'obtenir des garanties de sécurité, alors que les Américains se disent opposés. La réunion de Londres, au niveau des directeurs des affaires politiques des ministères des Affaires étrangères, "traitera précisément de ces questions, y compris les aspects de sécurité", selon Mattéi. Or, la veille, la secrétaire d'Etat américaine Condoleeza Rice a assuré qu'"il n'y a pas de garanties de sécurité sur la table". "Je veux que ce soit clair. Mes collègues ne m'ont pas demandé si les Etats-Unis accorderaient des garanties de sécurité aux Iraniens", a-t-elle même ajouté. Pour ce qui est des sanctions, ce sont la Russie et la Chine qui s'opposent aux Européens et Américains. Pékin et Moscou craignent qu'une pression trop forte sur Téhéran pousse le régime à abandonner la coopération minimale qu'il apporte à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour la surveillance de son programme nucléaire.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com