Les jeunes et les projets : Ils rêvent de s’installer à leur propre compte





A priori, tous les jeunes gens rêvent de liberté et de richesse. Pour y parvenir, bon nombre d’entre-eux veulent s’installer à leur propre compte. Les fonctions libérales semblent être leur meilleure alternative pour réaliser ce rêve. Ce constat est-il d’autant plus vrai ? Les jeunes s’expriment. Tunis — Le Quotidien Lorsqu’on est jeune, on passe généralement par une période dite «utopiste». L’imagination et le rêve deviennent dès lors des éléments essentiels pour vivre ou pour embellir une réalité un peu plate. Et puisque les jeunes aimeraient mener une vie «five stars», certains d’entre eux s’imaginent parfaitement dans la peau d’un «boss» qui a son propre,un compte en banque assez cossu, une villa confortable et une «bagnole» de rêve. Le salaire ne semble pas pouvoir concrétiser un rêve aussi grandiose et dans les plus brefs délais. Dès lors, nombre de jeunes gens souhaitent s’installer à leur propre compte... Une mine d’argent, croient-ils ! Zied, 24 ans étudiant en techniques de commerce à l’ISET est l’un de ces jeunes qui souhaitent avoir leurs propres projets. «Si j’ai opté pour l’ISET et spécialement pour les techniques de commerce comme études, c’est justement pour pouvoir m’installer à mon propre compte et avoir un projet commercial. Je rêve d’ouvrir un grand supermarché et de mettre en œuvre les nouvelles techniques en matière de commerce et de marketing. Il est vrai que nombre de personnes pensent que c’est une aventure qui risque de mal tourner. Nombre de personnes pensent aussi que pour un début, il vaut mieux chercher un poste fixe et stable pour être sûr de recevoir un salaire bien déterminé à chaque fin de mois. C’est un avis qui se défend. Mais, je pense que celui qui ne risque rien, n’a rien. Je suis prêt à tenter le coup et à me lancer dans cette aventure. Si je réussis mon étude de projet et que je procède selon une recherche et une étude de marché préparés avec soin, le résultat sera plutôt garanti : Certes, nul ne peut prétendre être sûr et certain qu’il va réussir surtout que cela dépend de plusieurs facteurs, mais je ferai en sorte de créer le besoin chez mes clients potentiels», dit-il. Aymen 21 ans, suit une formation en coiffure. Le jeune homme rêve d’ouvrir un gigantesque salon de coiffure mixte. «D’abord, selon mes aptitudes, mon diplôme et mon profil, je n’aurai pas trente six mille possibilités. Je dois ou bien travailler comme salarié dans un salon de coiffure, ou bien avoir mon propre salon. Il est évident que je choisirai de m’installer pour mon propre compte. Sauf que pour ce faire, je dois avoir les moyens. Cela dit, il se peut que je travaillerai pour un moment dans un salon, question d’avoir un peu d’argent qui me servira plus tard comme un fonds de roulement pour me lancer dans un projet bien à moi et cela me servira aussi de gagner une clientèle. La coiffure et l’esthétique sont tout un art. Et cela, n’est pas à la portée de tous. Je pense que je suis très doué en la matière et je pourrai réussir d’autant plus que des salons mixtes sont rares. Donc, j’ai d’assez fortes chances d’avoir ma part sur le marché», dit-il. Marwane, 21 ans, étudiant en tourisme, a aussi des rêves en matière de projets professionnels. «Je pense que chacun rêve de s’installer à son propre compte et d’être le maître de son propre sort. Mes études en tourisme me permettent de connaître comme il se doit ce secteur. Cela dit, je pense que la restauration est un créneau porteur. Il rêve d’ouvrir un restaurant avec animation. Je voudrais que mes éventuels clients aient la possibilité d’écouter de la bonne musique, de danser où encore de regarder des pièces théâtrales. Je rêve de mettre au service des clients un programme d’animation comme celui que l’on propose dans les club-hôtels. Il y aura de l’animation pour enfants, de l’animation pour les jeunes et de l’animation pour adultes et pour les personnes âgées. Cela ressemblera donc beaucoup plus à un espace de divertissement qu’à un simple restaurant. Je sais par ailleurs que ce genre de projet nécessite beaucoup d’argent, je tâcherai d’avoir un crédit d’autant plus que notre pays encourage les projets pour les jeunes», dit-il. Chokri, 19 ans, également étudiant en tourisme, rêve aussi d’avoir son propre projet. Le jeune homme vise haut. Ce qui le fait rêver c’est d’avoir un hôtel à vocation jeune. «Je rêve réellement de pouvoir avoir mon propre hôtel. Je sais que ce rêve n’est pas vraiment donné. Un hôtel nécessite énormément d’argent. Toutefois, je me permets tout de même d’en rêver. Qui sait, il se peut que j’arriverai un jour ou l’autre à le concrétiser. Cela dit, je ne rêve pas de n’importe quel hôtel. J’ai remarqué que les jeunes manquent vraiment de divertissements. Dans cet hôtel, dont je rêve, je voudrais qu’il y ait un programme spécialement destiné aux jeunes et ce à un prix bien étudié pour leur permettre à tous de pouvoir se divertir sans trop se soucier de ce que cela va leur coûter. Je pense que c’est un créneau porteur et que les investisseurs n’ont pas misé comme il se doit sur le tourisme des jeunes. J’espère pouvoir rendre ce rêve une réalité palpable», dit-il. Abir CHEMLI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com