Démission des pères Des conséquences désastreuses sur la progéniture





Les pères sont de plus en plus démissionnaires. Ils fuient la maison et leurs responsabilités face à leurs enfants. Entre-temps, les conséquences de cette démission sont catastrophiques. Tunis - Le Quotidien “La parentalité en question : être père aujourd’hui” est le thème de la prochaine table ronde des cercles de la population et de la santé de la reproduction qui aura lieu le vendredi 26 mai. D’éminents spécialistes vont essayer de disséquer la relation entre pères et enfants. D’aucuns sont unanimes quant au nouveau rôle joué par les papas actuellement. Ils vont jusqu’à dire que ce rôle est assuré par une absence de plus en plus importante. On parle en effet de démission des pères de leurs fonctions familiales. Il va sans dire qu’on assiste à un chamboulement total au sein de l’institution familiale. Les nouvelles exigences de la vie d’aujourd’hui l’emportent sur la mission du chef de famille. Cette démission parentale a fait l’objet de plusieurs manifestations. Elle est à l’origine de la majorité des maux qui rongent les familles. Dr. Imed Regaïeg, psychiatre explique ce phénomène par le “stress” économique qui fait pression sur les pères. Ce stress doublé des occupations et des tentations favorise une montée du narcissisme et de l’égoïsme. Les papas de nos jours ne sont pas prêts à consentir des sacrifices comme les géniteurs des temps anciens. Du coup, lorsqu’ils ne sont pas bien dans leur peau, ils préfèrent fuir la maison. Mais ce désistement n’est pas sans conséquences : “elles sont néfastes voire catastrophiques”, affirme le psychiatre. En tout cas, on voit le résultat dans les rues ou à l’école. Les enfants manifestent en effet une absence de limites et un sérieux problèmes d’identité : “l’enfant ou l’adolescent ont besoin qu’on leur apprenne la loi et qu’on leur pose des limites”, explique le Dr. Regaïeg. Car l’absence des images du père ou de la mère aussi vont donner lieu à un comportement démesuré et délinquant. Ce sont des gens qui souffrent également d’une manière très importante. Raison pour laquelle ils peuvent basculer dans la toxicomanie, la délinquance, les maladies mentales et la dépression. Et c’est tout à fait normal quant : “l’image du père est défaillante sans qu’il n’y ait un substitut”, ajoute le spécialiste. A propos de substituts, les pères, et c'est valable aussi pour les mères, se font remplacer par la télévision, les jeux vidéos, l’internet, les femmes de ménage, etc ... Or, l’attention et l’affection des parents sont irremplaçables par ces différentes sources de danger. Mais la démission ne tient pas compte de ces menaces. L’essentiel est de se débarrasser du fardeau. A ce moment là, on peut croiser plusieurs mères de familles en train de tuer le temps chez l’esthéticienne ou en compagnie des copines à droite et à gauche. Quant aux pères, ils tirent pendant des heures et des heures dans les narguilés au meilleur des cas. Ce qu’ils préparent entre-temps à la société : “c’est des malades et des délinquants qu’on retrouvera dans dix ans”, souligne le psychiatre. Il revient à la société alors de songer à des structures d’accompagnement pour essayer de fournir à ces enfants des supports d’identification : “sinon on risque d’avoir des gens psychotiques”, avoue le Dr. Regaïeg. Certes, il est difficile de nos jours de réclamer une autorité telle qu’elle existait avant. Mais le spécialiste pense que les pères doivent avoir une présence avec leurs enfants et leur assurer un accompagnement : “Il ne suffit pas de chercher à satisfaire leur propre narcissisme mais donner de l’importance aux enfants et à la famille”, conclut le psychiatre. M. Kada


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com