Spécial Mozart au TVT : Pur bonheur en Ré Majeur





Les amoureux de la bonne musique n’ont pas raté le rendez-vous de fin de saison avec l’Orchestre symphonique tunisien et le TVT était archiplein avant-hier soir. Que des moments de bonheur avec les airs de Mozart. L’initiative est venue tout d’abord de son Excellence W. Ehrlich, le nouvel ambassadeur d’Autriche accrédité chez nous, qui a proposé à l’Orchestre symphonique ce programme de Mozart 2006 pour clôturer en beauté la saison. Et bien sûr le maestro Ahmed Achour qui dirige depuis près de 20 ans l’Orchestre n’a pas trouvé mieux et sur tous les plans. Surtout que cette année, tout le monde célèbre le 250ème anniversaire de la naissance de Wolfgang Amadeus qui a gravé les registres de la musique avec sa plume dorée et ses notes en rubis. Au programme de cette soirée un concerto pour clarinette k.622 en La majeur avec des allegro, adagio et allegro rondo. Ainsi qu’un concerto pour deux piano, signé par Mehdi Trabelsi et Milena Trifonova. Les Lydia Rathkolb (soprano) venue directement de l’Autriche nous a émus avec sa voix grave, aiguë et veloutée à la fois et la justesse de l’interprétation. Les présents qui l’ont écoutée religieusement n’ont pas, à la fin, cessé de l’applaudir. Qualifiée de «Sopraniste coloratura», Lydia a su inclure dans son répertoire, ce qui lui a valu reconnaissance et célébrité, des airs d’opéra de Mozart, de Rossini, de Verdi et autres de l’opérette de «La veuve joyeuse», de «La comtesse Mariza» et de la «Chauve-souris» de J. Strauss. Elle sait comment saisir l’audience et maîtriser diverses couleurs et registres. Pour revenir à Mehdi Trabelsi et Milena Trifonova (piano), leur jeu était un régal. Le texte écrit avec la sève créatrice de Mozart a bien gardé sa fraîcheur. Et le n°13 K 365 en mi bémol majeur, œuvre destinée à Nanneri, la sœur du compositeur est souvent revisité par les solistes les plus célèbres et nos deux pianistes de ne pas écorcher et aucunement les notes de ce morceau, considéré , chef-d’œuvre de l’opéra classique. Avec notamment, «La Flûte enchantée», «Les Noces de Figaro» et «L’enlèvement au sérail», la soirée ouverte par Pavlin Panayotov à la clarinette, a été inscrite dans les airs les plus souples, les plus poétiques et fluides. Où tous les sens de profondeurs se mettent en écume, l’un contre l’autre ou l’un dans l’autre sans déranger la mélodie. C’était en fait ça le génie inventif d’un Mozart immortel. La soirée lyrique a été enchantante par la sobriété et le respect du texte original. C’est dire au final que l’Orchestre symphonique de Tunis a magnifiquement accompagné les Lydia Rathkolb, Mehdi Trabelsi, Milena Trifonova et Pavlin Panayotov, que nous remercions de tout cœur pour cette douce partie de la nuit. Z.A.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com