Kaléidoscope





Fusun Regaïeg et ses élèves Elle vient du pays de Kamel Ataturk et elle a fait des études dans les grandes écoles allemandes de musique. Le destin a voulu qu’un jour, elle croise sur son chemin celui qui deviendra son mari, un Tunisien. Dès lors, Fusun Regaïeg s’installe, regroupement familial oblige, dans nos murs, décroche un poste à l’Institut Supérieur de Musique (ISM) où elle donne des cours de piano. Outre ce temple académique, madame est omniprésente un peu partout. On la voit dans les concerts, dans les manifestations culturelles et artistiques et elle est souvent bien entourée de ses élèves. Ceux qui ont eu de la chance de l’avoir comme prof de musique classique, un genre qu’elle affectionne tant et aime transmettre aux générations futures. Ses élèves ne peuvent donc qu’afficher satisfaction et gratitude pour les cours, notes et «suites» qu’ils ont tirés de leur aînée. La fin d’année 2005-2006 est en train de pointer son nez et l’ISM de ne pas faire entorse à la tradition et d’organiser le rituel concert interne en guise de remerciement à quelques talents ayant émergé, faisant fierté de leurs profs, parents et autres camarades. Bien sûr, il fallait s’y attendre et voir les élèves de Fusun Regaïeg monter sur scène et donner libre cours à leur génie n’a pas été une surprise. Vu l’encadrement qu’ils ont eu outre leur propre talent. Ils étaient cinq à retenir l’attention d’un bon nombre des présents, notamment les Mohamed Zine Abidine (Directeur) et Sonia M’barek. Près de 80 minutes de bonheur avec les Tarak Chaâbane (le benjamin des cinq) Olfa Hachemi, Sana Trabelsi, Stephan Saïtta et Krystyna Raczynfka, la fille de l’ambassadeur de Pologne, accrédité à Tunis. Tous cinq ont visité et revisité et avec quel enthousiasme les répertoires des grands et ils les ont bien tutoyés. En jouant juste et donnant de leur âme aux airs d’un Chopin éternel, Haydn l’immortel et tous les autres. Fusun Regaïeg était aux anges à la fin du spectacle. Et comme on fait son lit, on se couche, madame a voulu démontrer qu’avec des «jeunes bien encadrés, le résultat est là». Le résultat aussi ce tonnerre d’applaudissement qui a enveloppé la salle de l’ISM ________________________ «Tsuru» comme une note de musique Après la rencontre du 26 mai à la librairie Clairefontaine de la Marsa, avec Marie-Christine Sato, écrivaine cosmopolite d’origine française, une autre est prévue pour samedi 3 juin à Clairefontaine d’El Menzah avec cette auteure qui va nous parler de Tsuru son récit qui vient de paraître en 104 pages dans la collection, Eclats de vie aux Editions Elyzad que dirige Isabelle Daldoul. L’écrivaine qui vit depuis plusieurs années chez nous nous a offert un écrit émouvant. Le contenu baigné dans le pays du Soleil Levant est à la fois poétique, enchantant et enchanté. Tsuru se lit comme un tableau de peinture japonaise. Avec des pointillés et des tâches du genre impressionniste. Sans manquer de musicalité aux partitions métissées et aux couleurs tantôt chatoyantes tantôt accentuées à la tunisienne. Des souvenirs qui frémissent, se froissent et jaunissent avec le temps chez ce Japonais hospitalisé à Tunis. Tout le film de sa tendre enfance à Kyryu la nipponne et de son départ à Paris via Moscou et jusqu’à Tunis, lui revient et le retient. Mais pas pour longtemps. Le temps d’agoniser et de rendre l’âme. Il a pris avec lui un dernier clin d’œil. C’est cette ronde d’amis, Taoufik, Neïla, Naïma, S et les autres. Une autre ronde aussi a été accrochée par son épouse. C’est une guirlande de mille grues faite en papier multicolore. Un seul oiseau a subitement manqué à l’appel. C’était le tsuru bleu qui porte bonheur aux malades et déshérités. Un récit de mélodie accrochante, écrit un langage à la fois séduisant et élégant. ________________________ Naissance chez Masrah Lebled La Troupe de Théâtre Masrah Lebled vient de créer «Oufa Al Maktoub», une pièce écrite par Tahar Radhouani, dramaturgie de Sadok Halouesse et Scénographie de Hassène Sallami avec Naïma El Jani, Dorsaf Mamlouk et Sadok Halouesse. Que raconte la pièce? Le destin a voulu que deux êtres, Néji et Jannette se rencontrent un jour et se séparent un autre. A chacun, sa vie, ses rêves et ses angoisses. Si Néji est un apôtre de la maison de la poésie, des centres culturels et des cercles d’intellos, Jannette en est autre et ailleurs. Elle est prise et éprise de chez elle. Entre sa gazinière, sa machine à coudre et ses feuilletons mexicains. Elle en est obsédée et ne ratant jamais un épisode. Les deux partenaires n’ont dans leur univers aucun point de rencontre. Sauf pour se chamailler. Ils finissent et tout naturellement par aller voir un avocat. Au cabinet de ce dernier, une Norhène, jeune secrétaire qui entre en ligne et fait tourner dans le sens (ou le contraire) des aiguilles d’une montre pour ponctuer d’humour un texte écrit en dialecte tunisien, qu’on va découvrir prochainement. Zohra ABID


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com