Parti Social Libéral : Les contestataires rentrent dans le giron





Tunis-Le Quotidien Les sept membres contestataires du Bureau politique du Parti Social Libéral (PSL) ont jeté l’éponge. Après avoir retiré leur confiance de M. Mounir Béji, président du parti, et annoncé la tenue d’un congrès extraordinaire pour «redorer la blason» de cette formation d’obédience libérale sans y parvenir, les contestataires ont été «acculés» à rentrer dans le giron. Ces mécontents ont, en effet, annoncé, dans un communiqué publié hier, la dissolution du comité préparatoire du congrès extraordinaire et de la haute commission créée par M. Béji pour remplacer le Bureau politique. Le communiqué précise également que le président du parti et le Bureau politique issus du congrès tenu le 3 avril 2005 continueront à gérer normalement les affaires administratives et financières du parti. Ces mesures ont été prises à l’issue des tractations qui ont eu lieu entre le président du PSL et M. Boujemaâ Yahyaoui, coordinateur général du parti et chef de file des contestataires, pour tourner la page de cette énième dissension qui a ébranlé le parti. Ainsi, M. Béji a eu raison, encore une fois, de ses détracteurs, lesquels ont fait, selon les observateurs avertis, preuve d’un «manque de maturité politique». Forgé aux subtilités de la politique au creuset du barreau et de plusieurs composantes de la société civile, le président du PSL a, certes, su depuis septembre 1988 manœuvrer pour se cramponner à son poste mais il n’est pas arrivé à donner à l’unique parti d’obédience libérale en Tunisie la place qui aurait dû, dans d’autres circonstances, être la sienne sur l’échiquier politique national. Les résultats «médiocres» qu’avait obtenus le PSL lors des dernières législatives et présidentielle constituent à ce propos des preuves irréfutables. Walid KHEFIFI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com