Gilbert Zitoun : Des œuvres «musicales» !





Ce n’est qu’un «Synopsis» de sa récente expérience dans l’art abstrait que présente l’artiste Gilbert Zitoun sur les cimaises de la galerie «Le Damier» du côté de Mutuelleville. Gilbert Zitoun n’est pas à sa première exposition pour l’année 2006. Il a déjà exposé à deux reprises au début de cette année. La première fois à la galerie Yahia, au Palmarium, alors que la deuxième a été lancée à la Maison de la Culture Ibn Khaldoun. Différentes expositions à Paris, New York, Tokyo et notamment à Tunis et des nombreuses œuvres figurant dans diverses collections publiques et privée ici et ailleurs ponctuent la carrière de Gilbert Zitoun. Plus d’un demi-siècle de passion pour les couleurs, les formes... et rien n’a pu éteindre la flamme de cet artiste qui continue d’essayer, de chercher, de s’éclater sur les toiles vierges. L’expérimentation est un vrai outil de travail qui a permis à Zitoun d’innover dans son expérience à sa manière. «Cette fresque murale, loin d’être frasque est un travail de recherche synoptique où Gilbert, par ses subtiles vibrations, lie, par un fil d’Ariane, les toiles les unes aux autres, créant ainsi son synopsis passant sur set sa preuve par... neuf», témoigne Sylvain Montéléone, galeriste-artiste qui a été sur un petit nuage, lors du vernissage, en voyant Abdelaziz Gorji et Zoubeir Turki, deux grands maîtres de la peinture en Tunisie, parmi les visiteurs de la galerie. Dans ce «Synopsis» qui est d’ailleurs l’intitulé de cette exposition, Gilbert Zitoun change de style par rapport à ces deux dernières «expos». Composé de vingt-sept œuvres, le «Synopsis» de Zitoun renvoie les visiteurs du «Damier» à l’univers musical dans sa richesse et diversité rythmique et ce grâce à ces lettres ouvertes ou plutôt à ces dédicaces picturales, des dédicaces à des artistes renommés comme le compositeur américain George Gershwin, auteur de Porgy and Bess», le compositeur italien Guiseppe Verdi, auteur d’opéras : «La Traviata», «Le Trouvère» etc... et surtout à la musique jazz qui continue à être le symbole suprême de rébellion et de liberté. Au départ, des silhouettes à peine dessinées annoncent les couleurs de cette exposition et la démarche de cet artiste. «Dans cette nouvelle exposition, j’ai voulu me relancer dans une nouvelle expérience dans l’abstrait... présenter une autre démarche», a expliqué Gilbert Zitoun pour répondre aux questions de quelques fidèles du «Damier». A commencement, des silhouettes qui s’entrelacent, se croisent donnant l’allure de quelques femmes... baignant dans différentes couleurs. A l’arrivée et avec les dernières toiles, ces silhouettes «déformées» deviennent des lignes bien dessinées, verticalement, sur toute la toile. De nouvelles couleurs aussi gaies qui reflètent l'univers psychologique de l’artiste au moment de la «naissance» de l’œuvre ont été introduites. Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com