Ben Ali : «Les associations, un partenaire essentiel dans l’édification d’une société libre et responsable»





• Ben Ali reçoit le Prix de l’Organisation Mondiale de la Famille Le Président Zine El Abidine Ben Ali a présidé, hier matin, la cérémonie de célébration de la Journée nationale des associations, en présence de Mme Leïla Ben Ali, épouse du Président de la République qui s’occupe d’activités associatives et humanitaires et préside l’association «Besma» pour la promotion de l’emploi des handicapés. Carthage-TAP «Nous célébrons, en cette occasion privilégiée, la "Journée nationale des associations", consacrant ainsi l'intérêt élevé que nous portons à l'action associative et aux activités des diverses composantes de la société civile, et pour témoigner également de notre considération à tous ceux qui œuvrent dans ce domaine et saluer leur contribution à l'animation de la vie publique et au développement de l'esprit d'abnégation et de volontariat, parmi les citoyennes et les citoyens. Je voudrais saisir cette occasion pour exprimer à l'Organisation Mondiale de la Famille et à sa Présidente, Madame le Dr. Deisi Kusztra, mes plus vifs remerciements pour m'avoir décerné le Prix de cette Organisation, et lui témoigner de ma considération pour les nobles sentiments et les expressions aimables qu'elle a eus à l'adresse de la Tunisie et de son peuple. Il me plaît, en outre, d'exprimer mes félicitations les plus vives aux professeurs Mohamed Habib Bouhaouala, Lotfi Hendaoui et Mohamed Miguil, pour avoir remporté le Prix du Président de la République pour les associations maghrébines de médecine, leur souhaitant constante réussite et succès continu. Mes félicitations s'adressent également à Monsieur Abdelghani Zaâzaâ, auquel a été attribué le Prix du Président de la République pour la Santé reproductive pour l'année 2005, saluant ses efforts dans les domaines de l'information, de l'éducation et de la formation à l'intention des jeunes sourds-muets. Je voudrais, en outre, remercier le Pr. Taoufik Bouachba, pour son brillant exposé sur "le rôle des associations dans la diffusion de la culture du dialogue", et pour les données précieuses et les analyses approfondies qu'a comportées sa conférence au sujet de la contribution de l'action associative au développement du dialogue, de l'entente, de la coopération et de la solidarité entre les personnes, les communautés et les peuples. Le dialogue représente, de notre point de vue, la voie idéale pour asseoir les fondements du rapprochement et de l'entente entre les hommes. Il constitue, aussi, le meilleur moyen de jeter les ponts de la communication et de la complémentarité entre les peuples et d'instaurer, entre eux, l'esprit de tolérance et de la concorde aux lieu et place de la haine, de la violence et de l'affrontement. Nous avons adopté le dialogue comme voie constante dans l'établissement de relations constructives entre les divers partenaires sociaux dans notre pays. C'est sur cette base que nous avons édifié le consensus national et la paix sociale. Nous n'avons ménagé aucun effort pour mettre en place les mécanismes et les incitations requises pour l'impulser. Nous avons, également, créé une Chaire universitaire pour le dialogue entre les civilisations et les religions, et institué un premier Prix Mondial de la Solidarité, et un deuxième Prix Mondial pour l'encouragement des études islamiques qui prônent et contribuent à développer et à diffuser l'esprit de l'Ijtihad éclairé. Notre pays a accueilli, au cours de ces dernières années, de nombreuses rencontres et conférences dont les travaux ont été axés sur la tolérance, le dialogue des civilisations et la solidarité; et c'est de Tunis qu'est issue, en 1995, la «Charte de Carthage pour la Tolérance», et c'est à Tunis, également, qu'a été adopté, en 2001, «l'Appel de Tunis pour le dialogue des civilisations», et qu'a paru en 2006, la «Déclaration de Tunis sur l'alliance des civilisations». Et si le dialogue est une éducation et une culture, naissant et se développant au sein de la famille, à l'école et dans les institutions de formation, les associations ont également leur rôle vital dans l'affermissement de l'esprit de dialogue et la diffusion de l'esprit de tolérance, d'entente, de respect d'autrui et d'acceptation de l'opinion différente, tant il est vrai que, sans dialogue, il ne peut y avoir de confiance réciproque, et c'est alors que prévalent les différends et les tensions, qu'intervient la rupture et qu'éclatent les conflits avec tous les maux et les conséquences qu'ils comportent. Nous avons également adopté le dialogue comme choix fondamental dans nos initiatives et nos approches concernant les problèmes régionaux et mondiaux, et avons appelé à l'instauration d'un nouvel ordre mondial fondé sur le dialogue et l'entente, et qui puisse servir le développement solidaire entre les nations et réduire les foyers de tension et de conflit dans le monde. Nous nous sommes attachés, depuis le Changement, à enrichir l'action associative dans notre pays et à la développer dans tous les domaines. Nous avons, ainsi, stimulé les efforts pour multiplier le nombre des associations, diversifier leurs activités, élargir leurs champs de compétence, et renforcer leur aptitude à accompagner les évolutions intervenues au sein de notre société et les changements survenant dans notre environnement régional et international. Nous avons souligné, à maintes occasions, que les associations constituent un partenaire essentiel dans l'édification d'une société libre et responsable, et avons annoncé, dans notre Programme pour la Tunisie de demain, notre volonté de réaliser un nouveau bond qualitatif au niveau de la société civile, à travers le développement continu de la vie associative. Nous avons, dans les acquis et les profondes réformes réalisés par notre pays sur le chemin de la construction démocratique pluraliste, de la consécration des droits de l'homme et de la promotion de la vie économique et sociale, le meilleur stimulant pour les associations, afin qu'elles puissent assumer leur noble mission et apporter leur contribution utile à l'enrichissement de ces acquis, de la meilleure façon et dans un contexte de liberté et de responsabilité. La diversité des compétences reste, à cet égard, un signe de vivacité et de dynamisme de l'activité associative. Nous restons, pour notre part, attentifs à toutes les idées émanant des composantes de la société civile, tout autant qu'aux suggestions qui sont en rapport avec la vie publique, et apprécions les apports de toutes les parties, dans le cadre du respect de nos constantes nationales et des valeurs républicaines. J'exhorte tous ceux qui œuvrent dans le domaine associatif, de même que l'ensemble des Tunisiennes et des Tunisiens, à demeurer attachés à ces constantes, à les préserver et à les défendre. Car, il ne peut y avoir d'indulgence quand il est question de l'identité de notre pays, de sa dignité ou de ses spécificités propres, ou encore de sa liberté de décision et de l'intégrité de son régime. Il n'y a pas lieu, non plus, d'atteindre aux valeurs de juste milieu, de modération et de solidarité, ni à nos choix pour la modernité et le progrès, autant de principes et valeurs que nous avons puisés dans l'esprit de notre peuple et dans son patrimoine historique, riche en mouvements de réforme et de lumière, et sur lesquels nous avons construit une société juste, équilibrée et cohérente, ouverte et tolérante, croyant au dialogue, au consensus et à l'entente, et bannissant les excès, l'extrémisme et le fanatisme. Au vu des mutations accélérées que le monde connaît, aujourd'hui, dans les différents domaines, le tissu associatif se doit d'assumer des responsabilités plus larges et des rôles plus étendus pour se tenir au diapason de ces mutations, et afin de pouvoir en éviter les effets négatifs et tirer parti des aspects positifs, aux niveaux aussi bien national qu'international. Au nombre des tâches essentielles qui incombent au tissu associatif, figurent le soutien aux efforts de l'Etat pour réaliser le développement intégral, ainsi que les initiatives que le tissu associatif peut présenter dans les divers domaines conformément à notre attachement à ouvrir les voies de la participation devant toutes les Tunisiennes et tous les Tunisiens, aux niveaux individuel et collectif. Nous comptons sur le tissu associatif pour développer l'esprit de civisme parmi nos jeunes, et approfondir leur perception des défis posés à notre pays et des enjeux que nous nous employons à remporter afin qu'ils puissent y contribuer, en se dotant d'esprit d'imagination, de volontariat, d'initiative, de respect de la loi, de discipline et de comportement civilisé, afin de servir d'exemple et de modèle, dans les rôles et les responsabilités qu'ils auront à assumer plus tard. Je suis convaincu qu'en assumant au mieux ces nobles tâches, nos associations accéderont à l'honneur d'apporter une contribution effective à l'évolution de notre société vers le mieux; ce qui implique, impérativement, la nécessité de renoncer aux méthodes classiques de travail, d'action et d'encadrement, et d'adopter des formules, des méthodes et instruments nouveaux fondés sur l'innovation et la créativité. Je saisis cette occasion pour exhorter nos associations à renforcer les partenariats entre elles et avec les différentes structures de l'Etat et les collectivités publiques. Je les exhorte, également, à s'ouvrir davantage sur leur environnement, afin d'attirer vers elles plus de compétences, tout particulièrement parmi les jeunes et les femmes. J'invite, également, les composantes de la société civile à jouer un rôle plus grand dans l'encadrement des catégories aux besoins spécifiques auxquelles nous avons accordé un intérêt particulier, et en faveur desquelles nous avons réaffirmé, dans notre Programme pour la Tunisie de demain, notre détermination à les faire évoluer du stade de l'assistance à celui de l'intégration, et avons institué une loi d'orientation en vue de promouvoir leur situation dans cette direction. Nous sommes satisfaits de l'évolution et des progrès appréciables que l'action associative a réalisés dans notre pays, et sommes déterminés à impulser ce processus, en vue de lui faire franchir de nouvelles étapes encore plus vastes et plus exhaustives, et à rester constamment attentifs aux préoccupations de tous les acteurs œuvrant dans ce secteur et dans l'ensemble des composantes de la société civile. Nous avons annoncé, en novembre 2005, notre décision chargeant le Président du Comité Supérieur des droits de l'homme et des libertés fondamentales de recueillir les contacts que les partis politiques et les autres composantes de la société civile souhaiteraient avoir avec lui pour discuter de leurs préoccupations et de leurs aspirations. Je suis convaincu que ceux et celles qui travaillent dans le domaine associatif dans notre pays sont conscients de l'importance de la mission dont ils sont investis et sont déterminés à promouvoir notre société, à préserver ses valeurs et son patrimoine et à consolider sa cohésion et ses réalisations. C'est que la Tunisie a besoin des efforts de toutes ses filles et de tous ses fils, tant sa dignité émane de la leur et sa prospérité est aussi déterminée par la leur». Cette cérémonie a été marquée par la remise au Président Zine El Abidine Ben Ali du prix de «l’Organisation Mondiale de la Famille». Ce prix a été remis au Chef de l’Etat par Mme Deisi Kusztra, présidente de cette organisation internationale, en témoignage de considération pour les efforts qu’il a déployés au service de la paix, de la solidarité et de la justice dans le monde, ainsi que pour son action visant à améliorer le niveau de vie de la famille tunisienne et encadrer les catégories à besoins spécifiques. A cette occasion, Mme Kusztra a exprimé la fierté de l’Organisation d’attribuer, au nom de toutes les familles du monde, le premier prix de la bonne gouvernance au Chef de l’Etat. Le Président Zine El Abidine Ben Ali a honoré une pléiade de professeurs exerçant dans le domaine médical à l’échelle maghrébine, en leur remettant le prix du Président de la République pour les associations maghrébines de médecine. Il s’agit des Prs. Mohamed Habib Bouhaouala et Lotfi Hendaoui de Tunisie et du Pr. Miguil du Royaume du Maroc frère. Le Chef de l’Etat a, également, honoré M. Abdelghani Zaâzaâ, spécialiste dans le domaine de l’information, de l’éducation et de la formation des jeunes sourds-muets, en lui remettant le prix du Président de la République pour la santé reproductive pour l’année 2005. D’autre part, une conférence a été donnée par le Pr. Taoufik Bouachba, enseignant à la faculté de droit et des sciences politiques de Tunis, sur «le rôle des associations dans la diffusion de la culture du dialogue». Ont pris part à cette cérémonie, le premier vice-président du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD), le Premier ministre, le président de la Chambre des députés, le Mufti de la République, les membres du Bureau politique du Rassemblement et les membres du gouvernement. Ont été également conviés à cette cérémonie, les secrétaires généraux des partis politiques, les présidents des organisations nationales, des corps constitués et des conseils consultatifs, les représentants du tissu associatif, ainsi que plusieurs personnalités nationales, d’intellectuels et d’hommes de culture et des médias.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com