Economie d’énergie : Des lampes à sodium pour l’éclairage public





• Installation des variateurs régulateurs de tension Tunis-Le Quotidien Pour radoucir la facture énergétique estimée à plus de 27 millions de dinars par an, un projet, en cours d’élaboration, vise à rendre les réseaux d’éclairage public du pays plus économiques. Le projet consiste à l’usage des lampes à sodium et à l’installation d’un parc de variateurs-régulateurs de tension capables d’économiser plus de 40% de la consommation de l’électricité. Vendredi dernier, le marché international des hydrocarbures a subi ce que les experts considèrent comme étant le 3ème choc pétrolier de l’histoire. Les cours du pétrole ont atteint en effet, la barre des 75 dollars le baril dopant ainsi la flambée des combustibles qui sévit depuis quelque temps. En 4 ans, le prix de l’or noir a ainsi tout bonnement triplé. Une donne qui ne laisse pas d’autre alternative pour un pays comme la Tunisie pour amortir les retombées d’une pareille flambée, que d’essayer de réadapter ses infrastructures en misant sur la maîtrise de la consommation. L’Agence Nationale des Energies Renouvelables (ANER) en coordination avec le programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) se penche depuis quelque temps sur l’étude de certains nombres de projets visant à offrir des alternatives énergétiques pour les secteurs considérés énergitivores. Parmi ces projets, l’ANER vient de proposer la mise en place d’un programme d’intervention ciblant les réseaux de l’éclairage public en Tunisie. Ces réseaux constituent en fait un domaine qui tend à alourdir la charge énergétique surtout dans les circonstances actuelles et futures en matière de l’énergie. Le projet de l’ANER comporte en fait la substitution des lampes à mercure en fin de durée de vie et qui sont utilisées actuellement sur l’ensemble du réseau d’éclairage public du pays par des lampes à sodium. Cette opération permettra de réaliser un gain estimé à plus de 40% de la consommation de l’énergie électrique. Dans un premier temps, l’opération consiste en l’installation des lampes à sodium dont la puissance ne dépasse pas les 150 W (contre 250 W pour les lampes à mercure), dans les nouveaux réseaux d’éclairage public. Trois communes du Grand Tunis seront concernées dans une première étape par ce projet, en l’occurrence l’Ariana, la Goulette et El Mourouj. Le deuxième volet du projet consiste en l’installation d’un parc de variateurs régulateurs de tension équivalent à une puissance de 9600 Kw. Le parc permettra une optimisation de la gestion de la luminosité en fonction du degré de luminosité naturelle au moment du fonctionnement des lampes. L’usage des lampes à sodium et l’installation du parc des variateurs régulateurs de tension offrira ainsi une efficacité énergétique équivalente à une économie de 40%. Le projet qui est financé en partie par le PNUD coûtera 500 mille dinars, alors que le coût de la consommation électrique annuelle des réseaux d’éclairage public en Tunisie est estimé à près de 27,5 millions de dinars. Le réseau national d’éclairage public compte environ 400 mille lampes qui consomment ensemble quelques 250 GWh H. GHEDIRI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com