ADM irakiennes, préparatifs de la guerre : Les scandales poursuivent l’Administration Bush





De nouvelles révélations sur la non présence d’ADM en Irak et sur la mauvaise gestion de la guerre continuent de secouer l’Administration Bush, mise à mal sur sa façon de gérer le dossier irakien. Le Quotidien — Agences La CIA avait averti le président George W. Bush bien avant le déclenchement de la guerre d'Irak qu'elle disposait d'informations fiables selon lesquelles il n'y avait pas d'armes de destruction massive dans le pays, selon un responsable de la CIA à la retraite. Ce dernier, Tyler Drumheller, a affirmé à la chaîne de télévision CBS que les hauts responsables de la Maison-Blanche avaient simplement rétorqué à l'époque qu'ils n'étaient "plus intéressés" par ce genre de renseignements et que la politique à mener envers l'Irak de Saddam Hussein avait déjà été arrêtée. Cet entretien avec Drumheller, qui a été un officier de liaison de haut rang de l'Agence centrale de renseignements (CIA) en Europe avant la guerre d'Irak, doit être diffusé aujourd’hui soir dans le cadre de l'émission "60 Minutes". L'un des principaux arguments avancés par le gouvernement américain pour justifier l'invasion de l'Irak en mars 2003 y était l'existence d'un arsenal d'armes de destruction massive, qui se sont finalement avérées introuvables. La Maison-Blanche avait rejeté le 12 avril dernier avec irritation des informations suggérant que George W. Bush avait ignoré des renseignements annihilant ce qu'il considérait comme une preuve que Saddam Hussein produisait des armes de destruction massive. Selon le Washington Post, les services de renseignements américains savaient que deux remorques découvertes en Irak n'étaient pas des laboratoires mobiles pour produire des armes bactériologiques au moment même où Bush affirmait le contraire en mai 2003. Les deux remorques découvertes en avril 2003 ont longtemps été invoquées par les responsables américains comme étant la preuve, recherchée activement après l'invasion de l'Irak, que Saddam Hussein fabriquait des armes de destruction massive. * 500.000 soldats Sur un autre plan, un général américain à la retraite a indiqué hier que les plans militaires d'occupation de l'Irak prévoyaient en 2000 que 500.000 militaires pourraient être nécessaires pour occuper le pays, soit trois fois plus que ce qui a été mis en œuvre trois ans plus tard. "Les plans que j'ai laissés mentionnaient entre 380.000 et 500.000 soldats nécessaires à la conduite de cette opération", a déclaré Anthony Zinni, chef de 1997 à 2000 du Commandement central américain (Centcom) qui couvre notamment le Moyen-Orient. Zinni, premier ancien haut responsable militaire à avoir demandé, dès mai 2004, la démission du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, a ajouté que ces effectifs "n'étaient pas ceux dont on avait besoin pour pour aller à Bagdad, abattre le régime et défaire la Garde républicaine", mais mener une "occupation totale" de l'Irak. "Nous pensions que nous avions besoin de tous ces soldats pour maintenir la loi et l'ordre, contrôler les frontières et fournir un environnement sûr pour permettre une reconstruction économique, politique et sociale de l'Irak", a ajouté Zinni, qui participait à un forum du groupe de réflexion Town Hall Los Angeles dans la mégalopole californienne. L'ancien militaire a souligné que de tels plans sont couramment élaborés par l'armée et ne signifiaient pas que la décision politique d'attaquer l'Irak était déjà prise à cette époque. "Nous pensions, et c'était le résultat de 10 ans de planification du Centcom (...) que le problème était l'après-(guerre). Lorsque l'on casse quelque chose, il faut en prendre possession. On ne peut pas faire les choses à moitié", a souligné celui qui fut aussi émissaire du président Bush au Proche-Orient. Le général Zinni a regretté que Rumsfeld n'ait pas pris en compte "tout le travail qui avait été effectué" en amont par l'armée, lors de l'invasion de l'Irak en mars 2003. Quelque 90.000 militaires américains avaient participé à l'opération, leur nombre sur le sol irakien ayant ensuite atteint jusqu'à 160.000 hommes. Six généraux à la retraite, dont une partie ont servi en Irak, réclament aujourd'hui la démission de Rumsfeld, l'accusant d'être responsable des erreurs commises en Irak. Ils lui reprochent son arrogance et son refus d'accepter la contradiction et l'avis des militaires. _________________________________ Fuites de renseignements classés : Un responsable de la CIA licencié Le Quotidien — Agences La CIA a licencié un de ses responsables qui a reconnu avoir révélé aux médias des informations classées secret défense, a déclaré un porte-parole de l'Agence centrale de renseignement américaine. Cette mesure fait suite à une enquête interne sur des fuites dans les médias qui a été centrée sur des responsables "impliqués ou concernés par certains programmes de renseignement", a déclaré Tom Crispell, porte-parole de la CIA. Il n'a pas toutefois expliqué la nature des renseignements ainsi dévoilés, ni quels médias étaient concernés. Cependant, l'enquête a été ouverte en janvier, après les révélations par les médias sur l'existence d'un réseau de prisons secrètes de la CIA dans le monde, ainsi que sur des écoutes sans mandat judiciaire des communications d'Américains avec l'étranger.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com