Littérature Le Comar d’or à Ali Bécheur et Hafedh Mahfoudh





Comar a décerné hier soir, comme chaque année à pareille période, ses prix pour promouvoir le roman. Le 22 avril 2006 sera une date gravée par des noms. Comme Ali Bécheur, Hafedh Mahfoudh, feu Noureddine Ben Khedher et tous les autres. C’était dur. Très dur pour les membres du jury du Comar d’or de la dixième session de trancher. Et il a suffi d’une seule voix de plus ou de moins pour en rendre un plus heureux que d’autres. Au total, vingt-huit romanciers en lice (dans les deux langues) ayant remis leur écrit avant le 30 mars (date limite). Les jury ont dû lire cette belle moisson, analyser, décortiquer et se réunir à plusieurs reprises sacrifiant des heures et des heures pour se concerter les uns les autres et se mettre enfin d’accord sur les prix de l’année après avoir rédigé des rapports pour justifier leurs choix. Du côté arabe, le jury est composé de Massoûda Abou Bakr (romancière), Olfa Youssef (universitaire), Mohamed Ben Rejeb (critique), Dhafer Néji (romancier) et Mohamed Khadhi (universitaire). Du côté français, ils sont les Kmar Ben Dana (universitaire), Alya Mabrouk (romancière), Ridha Kéfi (écrivain et critique), Anouar Attia (universitaire), Béchir Garbouj (universitaire) et Mohamed Khelifi (universitaire). Pour tout ce beau monde, la tâche était donc difficile. Il y aura une sorte de poids qui pèse lourd sur leurs épaules et une certaine crédibilité à sauvegarder. De l’avis de tous les membres, la qualité est d’un certain niveau et ce ne sont pas les lecteurs qui vont les démentir. Surtout qu’on est en train de diversifier les thèmes et en plus profond. Pour le roman arabe, les heureux de cette session sont: * Comar d’Or: Hafedh Mahfoudh pour son roman «Hourya». * Prix spécial du jury: Amel Mokhtar pour son roman «Maestro». * Prix du Premier roman: Hassanine Ben Ammou pour son roman «Bab Al Falla». Quant au roman en langue française, les prix reviennent aussi à trois autres lauréats qui sont: * Comar d’Or: Ali Bécheur pour son «Paradis des femmes». * Premier Prix du jury: Rafik Ben Salah pour «La Mort du Sid». * Prix du Premier roman: appelé aussi Découverte: Sofia Guellaty pour «Le Sablier». Le plus touchant dans cette édition est cette pensée à la mémoire des grands. Comme Hédi Zarrouk qui a eu l’an dernier le Comar d’Or pour «La maison sur la colline» et qui nous a quittés tout récemment. Un hommage posthume aussi a été rendu à une figure emblématique dans le monde de l'écriture et de l’édition, le militant Noureddine Ben Khedher. Il lui a destiné un Comar d’Or à l’occasion de cette dixième session. Au programme de la soirée un prélude musical donné par le luthiste et chanteur Khaled Ayari. Quant aux présents, venus hier en grand nombre au Théâtre Municipal de Tunis, ils ont savouré de la bonne musique avec notre chanteur national Lotfi Bouchnak qui a offert une palette de notes d’une belle facture à la hauteur de l’événement. A tous les lauréats, Le Quotidien présente ses meilleurs vœux et à l’année prochaine. In Challah. Z. ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com