Séminaire national des associations scientifiques : Des doléances et des propositions





Le débat qui a eu lieu pendant le séminaire national des associations scientifiques, organisé hier à l’Institut National des Sciences Appliquées et de la Technologie, a permis aux représentants de ces structures de faire part de leurs difficultés. Tunis-Le Quotidien En marge de la Journée nationale des associations célébrée le 23 avril, l’Institut National des Sciences Appliquées et de la Technologie a abrité hier les travaux du séminaire national des associations scientifiques. Ces structures sont aujourd’hui au nombre de trois cents sur un total de 8800 associations. Mais la mission des associations scientifiques ne semble pas être facile en Tunisie. Certes, quelques unes d’entre elles qui existent depuis plusieurs années tirent leur épingle du jeu. Mais beaucoup d’autres peinent toujours à s’imposer. C’est ce qui a été souligné pendant le débat qui a suivi la communication de Hamed Ben Dhia, le recteur de l’Université de Sfax, lequel a présenté les activités de l’association «Université et environnement» dont il est également le président. D’ailleurs, à ce juste titre, Ahmed Dhiab, chercheur, a appelé à dissocier la présidence d’une association du rectorat. Et un autre intervenant de renchérir estimant que cette association de Sfax n’est pas à caractère scientifique. D’autant plus que la présidence ne doit pas être assurée par le recteur de l’université : «Car une association doit consacrer la démocratie. Et par conséquent, le président est élu et non pas nommé», a-t-il ajouté. Abondant dans ce même sens, un intervenant de la faculté de médecine de Tunis a appelé à la vulgarisation des activités des associations : «en apprenant ce qui se fait à Sfax, on a l’impression d’être sur une autre planète. Entre-temps, beaucoup de thèses restent inexploitées dans notre faculté. Pourtant, ce sont des travaux exportables en Afrique», précise-t-il. * Revues scientifiques Par ailleurs, le débat a posé un autre problème. Il s’agit des revues scientifiques. D’un côté, celles qui sont régulières restent rares. D’un autre côté, les chercheurs tunisiens sont toujours réticents à publier leurs travaux dans ces revues préférant les supports étrangers. Il se trouve que certains chercheurs perçoivent, en effet, la publication dans les revues scientifiques tunisiennes comme étant une dévalorisation du travail lui-même. Pour sa part, Hamed Ben Dhia, a conclu sa communication avec une série de recommandations pratiques. Il pense principalement que les associations scientifiques doivent raccorder leurs violons avec les orientations nationales en matière de recherche scientifique. Leurs activités seraient plus judicieuses si elles comblaient le vide sur toute l’année. Surtout que les études ne s’étalent pas sur un an. On compte quatre ou cinq mois de vacances. A ce sujet, un intervenant au débat a mis l’accent sur cet aspect du système de l’université tunisienne. A son avis, il est insensé que des moyens colossaux soient déployés pour un total de trois mois d’études environ compte tenu des vacances. En somme, ce séminaire, organisé par le ministère de la Recherche Scientifique, de la Technologie et du Développement des compétences et qui a choisi pour thème le rôle des associations scientifiques dans la promotion de la recherche à l’échelle nationale, a permis aux représentants des différentes associations de faire part de leurs doléances pour relancer ce secteur sur des bases solides. M. KADA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com