Congrès extraordinaire du PSL : Jusqu’où iront les contestataires ?





Tunis - Le Quotidien Face aux sept membres du Bureau politique qui s’efforcent de le «destituer», M. Mounir Béji, président du Parti Social Libéral (PSL) manœuvre tant bien que mal pour tenir le coup. Le Comité préparatoire du congrès extraordinaire du PSL a annoncé dans un communiqué, publié hier, que trois candidatures au poste de secrétaire général (M.M. Boujemaâ Yahyaoui, Mohsen Nabli et Larbi Ben Ali) et 25 candidatures au Bureau politique ont été jusqu’ici déposées. Le communiqué indique également que le choix des congressistes et la préparation des projets des motions du congrès prévu les 13 et 14 mai prochain vont bon train. Des signes qui ne trompent pas sur l’attachement des contestataires à tenir un congrès de «rectification» pour sceller la réconciliation entre les libéraux et redorer le blason du parti terni par des vagues d’exclusion et de démissions tout au long de ses dix-huit ans d’existence. «M. Béji ne parviendra pas cette fois à remonter la pente. Ses jours sont comptés», souligne M. Boujemaâ Yahyaoui, chef de file des contestataires qui ont retiré, le 7 avril, leur confiance du président du parti. Dans l’autre camp, M. Béji continue à manœuvrer pour «tenir». Forgé aux subtilités de la politique au creuset du barreau et de plusieurs composantes de la société civile, cet avocat de renom multiplie les «astuces» pour damer le pion à ses détracteurs. Dernière manœuvre en date: la décision de charger M. Jamil Saïdi, député et membre de la haute commission de gérer les affaires administratives et financières du parti. Une semaine auparavant, le président du PSL s’est entouré de quatre conseillers parmi les membres du Bureau politique, exclus précédemment. Un communiqué publié le 18 avril a indiqué, que 225 cadres du parti «reconnaissent» M. Béji en tant que président légitime de l’unique formation d’obédience libérale en Tunisie. Ce jeu du chat et de la souris entre le président du PSL et ses détracteurs continuera jusqu’au 13 mai prochain, date du congrès extraordinaire qui permettra peut-être aux libéraux de voir plus clair. Walid KHEFIFI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com