Maison de la Culture Ibn Khaldoun : Sous le charme du «Maestro»





Avec sa plume affûtée, Amel Mokhtar compte aujourd’hui parmi les écrivains incontournables. «Maestro» est la récente publication de cette femme rebelle. A la Maison de la Culture Ibn Khaldoun, on n’a cessé de jeter des roses à cette talentueuse écrivaine... Un hommage mérité. A chaque fois que Amel Mokhtar publie un livre, elle crée l’événement et fait bouger la scène culturelle par ses idées révolutionnaires et par la qualité de ses écrits. Après «Le festin de la vie» (Nakhb al-Hayet), «La chaise vibrionnante» (Al-Korsi al-Hazzaz), Amel Mokhtar a pris encore une fois son courage à deux mains pour signer «Maestro». Avant la cérémonie de distribution des prix littéraires de la Comar d’or, la Maison de la Culture Ibn Khaldoun a choisi d’inviter cette écrivaine pour débattre avec elle de cette nouvelle publication. Animé par l’homme de théâtre et l’écrivain Samir Ayadi, le débat a été une lettre d’amour ouverte à une plume pas du tout comme les autres : «Je pense qu’on partage tous l’amour de Amel Mokhtar et de ses écrits... A chaque fois, je me dis que je dois arrêter d’aimer cette femme mais ma résistance n’a pas duré car cette écrivaine sait bien nous séduire, nous bouleverser par ses idées hors pair... par sa maîtrise parfaite des diverses techniques de l’écriture», note Samir Ayadi, lors de la rencontre qui a eu lieu récemment dans le cadre du club «Livres et problématiques». Ce bouquet de fleurs qui porte la touche de Ayadi n’a pas été le seul offert à Amel Mokhtar. D’autres intervenants spécialisés comme la poétesse Jamila Mejri et l’enseignant universitaire Ali Abbassi n’ont pas raté cette aubaine pour souligner et avec un grand amour les spécificités de l’écriture d’Amel Mokhtar. Universitaire spécialisé dans ce genre d’études, Ali Abbassi a tenu à analyser le style d’Amel Mokhtar mettant en exergue la richesse de ce roman sur le plan linguistique. «Maestro» est un roman captivant, on le relit sans ennui... A chaque lecture, on redécouvre le roman et son écrivaine comme si nous sommes à la première lecture. D’ailleurs, je peux avancer que Amel Mokhtar s’est distinguée dans «Maestro» par ce penchant pour le récit poétique... Un genre spécifique qui exige un vrai talent. Il faut avouer qu’Amel Mokhtar a excellé dans ce genre et nous a ouvert plusieurs portes pour lire et relire son «maestro» surtout en misant sur les dualités qui convergent vers deux champs sémantiques : l’obscurité et la lumière», a expliqué cet universitaire en mettant l’accent sur la possibilité de plusieurs lectures de ce roman. Pour sa part, Jamila Mejri n’a pas manqué cette occasion pour féliciter Amel Mokhtar. Le nouveau-né de cette écrivaine a réussi à réunir les fidèles lecteurs et les spécialistes. Poétesse de son état, Jamila Mejri a choisi de nous raconter sa première rencontre avec Amel Mokhtar... Une rencontre qui est devenue une vraie amitié. «Il y a quinze ans et en feuilletant le journal, je suis tombée sur un joli reportage très poétique sur la ville de Fès. Je l’ai félicité et depuis notre amitié est née. Loin de ces considérations personnelles, je pense que cette écrivaine peut confirmer qu’elle est poétesse. Pour moi, Amel Mokhtar est une vraie poétesse», a confirmé cette poétesse universitaire. Après ces éloges méritées, Amel Mokhtar n’a pu cacher sa joie en parlant de cette heureuse naissance qui lui a valu le prix spécial du jury de la Comar d’or 2006 pour les romans en langue arabe. Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com