Congrès du MDS : Qui met les bâtons dans les roues ?





La vie au sein du Mouvement des Démocrates Socialistes (MDS) est loin d’être un long fleuve tranquille. D’autant plus les préparatifs, toujours au point mort, du prochain congrès ravivent les animosités entre les différentes ailes du parti. Tunis - Le Quotidien Après avoir vu poindre une lueur d’espoir lors du Conseil national tenu les 1er et 2 avril, les Démocrates socialistes ont déchanté. C’est que le Bureau politique qui “pilote” la restructuration des sections et des fédérations, étape cruciale des préparatifs du congrès, ne s’est pas jusqu’ici réuni. Pis encore, la réunion initialement prévue demain a été annulée. Conséquence logique de cette inertie du Bureau politique : la commission des structures n’a pas encore entamé ses visites aux régions pour convaincre les militants récalcitrants de l’importance de la tenue d’un congrès démocratique susceptible de tirer un trait sur les dissensions qui secouent depuis de longues années ce parti sorti des entrailles du Parti Socialiste Destourien en 1978. Mais là où le bât blesse c’est que cette commission ne dispose encore que d’un mois pour parachever la restructuration qui prend, de fait, les allures d’une mission impossible. Et c’est pour cette raison, d’ailleurs, que le Conseil national extraordinaire qui fixera la date du congrès ne se tiendra pas en juin prochain. * Accusations Toujours est-il que la question qui dérange les trois ailes du Mouvement reste en suspens : qui met les bâtons dans les roues du congrès? A ce propos, les Démocrates socialistes se renvoient toujours la balle. Les partisans de l’ancien secrétaire général du parti, M. Mohamed Moâda, ne cessent pas de crier au “complot” et pointent un doigt accusateur vers M. Ismaïl Boulehya, actuel secrétaire général. A preuve : la pétition signée par 48 membres du Conseil national réclamant le retour de l’ancien numéro un du MDS au devant de la scène. Pour le camp d’en face, ce sont “Les nostalgiques de l’année 1993”, (les partisans de M. Moâda) et les candidats malheureux aux dernières législatives et municipales qui mettent les bâtons dans les roues dans le but de “déstabiliser” l’actuel secrétaire général du Mouvement. Cette situation est à l’origine des voix de plus en plus nombreuses qui s’élèvent pour appeler M. Boulehya et son prédécesseur à passer le témoin aux jeunes cadres du Mouvement représentant le dernier espoir d’une sortie de crise. Walid Khefifi


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com