La Résistance irakienne frappe fort : Quatre morts dans une attaque contre une patrouille italienne à Nassiriyah





Vers une large baisse des soldats US en Irak Au moment où on annonçait une large baisse des soldats américains en Irak,trois soldats italiens et un militaire roumain de la mission internationale en Irak ont été tués hier matin à Nassiriyah, mettant ainsi en cause une possible accalmie de la Résistance Le Quotidien-Agences Trois soldats italiens et un militaire roumain de la mission internationale en Irak ont été tués jeudi matin à Nassiriyah (sud) dans un attentat à l'explosif contre les véhicules d'une patrouille du contingent italien, a annoncé à Rome le ministère de la Défense italien. L'attaque a eu lieu à 8H50 locales (4H50 GMT) sur une route au sud-ouest de Nassiriyah, au passage d'un convoi de quatre véhicules militaires, selon le ministère de la Défense. L'un des véhicules a été touché de plein fouet par l'explosion d'un engin placé au milieu de la route, selon les premières constatations. Deux militaires italiens et un soldat roumain de la force multinationale stationnée à Nassiriyah ont été tués sur le coup, un troisième militaire italien est décédé à l'hôpital, et un autre a été grièvement blessé. Le convoi se rendait au centre opérationnel intégré des forces de sécurité de la province, où les militaires devaient prendre leur service aux côtés des forces de sécurité locales. Un convoi militaire italien avait déjà été la cible d'un attentat similaire samedi dernier sur une route près de Nassiriyah, mais l'explosion n'avait pas fait de victime. Le contingent italien en Irak, stationné à Nassiriyah, compte actuellement 2.600 militaires après le départ de 300 soldats prévu par le plan de retrait décidé par le gouvernement Berlusconi. Il a compté jusqu'à 3.200 militaires avant septembre 2005. Il a été la cible d'un premier attentat meurtrier le 12 novembre 2003. Par ailleurs, la sœur du nouveau vice-président irakien, le sunnite Tarek al-Hachémi, et militante de sa formation, le Parti islamique, selon une source de sécurité, "Mayssoun al-Hachémi se trouvait dans sa voiture avec un chauffeur, quand des hommes armés ont ouvert le feu, les tuant tous les deux, dans le quartier al-Ilam, dans le sud-ouest de Bagdad", a précisé cette source. Elle était responsable du bureau des femmes au Parti islamique, la principale formation sunnite d'Irak dirigée par Hachémi. Tarek al-Hachémi a été élu vice-président par le Parlement le 22 avril. Son frère, Mahmoud al-Hachémi, également militant de son parti et commerçant, a été abattu le 13 avril par des hommes armés dans le quartier Sanak dans le centre de Bagdad. * Retrait Ces attaques ainterviennent au moment où l'Irak était en train de mettre au point un projet d'accord avec le gouvernement américain qui va permettre une "large baisse" du nombre des GI's d'ici à la fin de l'année en cours, a annoncé hier le conseiller irakien à la sécurité nationale Mouaffak al-Roubaïe. "Nous avons mis au point un plan pour un accord entre les gouvernements irakien et américain, qui vise à donner progressivement davantage de responsabilités aux forces de sécurité irakiennes", a-t-il dit lors d'un séminaire à Bagdad, en présence du secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld qui n'a pas commenté ses propos. "D'ici la fin de l'année, il y aura certainement une large baisse du nombre des troupes américaines en Irak", a-t-il dit. Quelque 132.000 soldats américains sont actuellement déployés en Irak. "D'ici deux à quatre ans, nous espérons que les troupes de la coalition auront en grande partie quitté le pays en toute sécurité", a-t-il ajouté. Mercredi, Rumsfeld a déclaré que la "question du nombre des troupes déployées en Irak dépendrait de l'évolution de la situation sur le terrain et des discussions avec le nouveau gouvernement". Le général américain George Casey, commandant de la Force multinationale en Irak qui avait annoncé l'an dernier son intention de recommander de "substantielles réductions d'effectifs" en 2006, a-t-il estimé. _________________________________ SistaniLes armes doivent être aux mains du gouvernement Le Quotidien-Agences Le Premier ministre désigné, Nouri al-Maliki, a rendu visite hier au plus prestigieux religieux chiite en Irak, le grand ayatollah Ali Sistani, qui a clairement souhaité que les armes soient seulement mises entre les mains des forces gouvernementales. "Les armes doivent être aux mains des forces gouvernementales qui doivent être bâties sur des bases saines et ne doivent avoir d'allégeance qu'à la nation et non aux partis politiques", a souligné le chef religieux dans un communiqué publié après cette rencontre. L'ayatollah Sistani a également souhaité un "gouvernement formé d'éléments compétents et honnêtes qui aient une bonne réputation et qui soient soucieux de l'intérêt général, loin de tout intérêt partisan ou personnel". "La première tâche de ce gouvernement doit être de s'attaquer à l'insécurité et de mettre fin aux actes criminels visant les innocents qui se font tuer, enlever, ou qui sont forcés de quitter leurs foyers", a-t-il ajouté. "Parmi les autres tâches du gouvernement figure la lutte contre la corruption qui affecte de nombreux services de l'Etat", a encore dit l'ayatollah Sistani en appelant à donner une attention particulière aux secteurs de l'eau, de l'électricité et des autres services publics. "Le nouveau gouvernement doit agir pour recouvrer la souveraineté politique, sécuritaire et économique et travailler à effacer les traces de l'occupation", a par ailleurs recommandé l'ayatollah Sistani. Maliki a déclaré, après la rencontre, œuvrer à la formation d'un gouvernement d'union nationale pour "asseoir la paix civile et la réconciliation" et s'est engagé à collaborer avec les chefs religieux de Najaf. Sur le désarmement des milices, il a déclaré être sur la même ligne que les chefs religieux tout en disant que "le gouvernement ne doit pas retirer les armes sans donner la sécurité aux gens". "Intégrer les milices dans les forces de l'ordre n'est pas amoindrir leur rôle mais un hommage à leur lutte contre la dictature", a-t-il dit. _________________________________ Rice et Rumsfeld insistent sur la formation rapide d'un gouvernement Le Quotidien-Agences La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice et son collègue à la Défense Donald Rumsfeld ont indiqué hier avoir insisté auprès de leurs interlocuteurs irakiens à Bagdad sur la formation d'un gouvernement dans les meilleurs délais. Former un gouvernement constitue la meilleure "démonstration au peuple irakien, qui s'est rendu aux urnes, que ses leaders ont pris leurs responsabilités pour une nation souveraine", a déclaré Rumsfeld. "L'élément décisif est maintenant d'avoir un gouvernement en place et dynamique, avec des ministres compétents, partageant les valeurs d'union nationale, prêts à travailler pour améliorer la sécurité et la situation économique", a déclaré de son côté Rice. Après avoir rencontré mercredi le Premier ministre désigné Nouri al-Maliki, le président Kurde réélu Jalal Talabani et le nouveau président sunnite du parlement Mahmoud Machhadani, les deux responsables américains ont vu hier les anciens Premiers ministres Ibrahim Jaafari et Iyad Allaoui. "Ce sont des gens sérieux, qui sont conscients des difficultés mais déterminés à diriger le pays de manière responsable", a dit Rumsfeld qui s'est dit "encouragé" par sa visite en Irak, où lui et Rice sont arrivés la veille pour des visites non annoncées.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com