Barcelone – Milan (0-0) : Le Barça réussit son Paris





Barcelone a rejoint Arsenal en finale de la Ligue des champions le 17 mai à Paris, en maîtrisant (0-0) sans peine un Milan inoffensif. Les Catalans ont réussi leur pari: Paris, et le Stade de France. A aucun moment, Milan n’a su faire trembler un beau Barça. Obligé de se ruer à l’avant pour marquer, condition sine qua non d’une qualification pour effacer la défaite de l’aller (0-1), le Milan n’a jamais semblé pressé et ne s’est guère montré obsédé par le but de Valdès. Milan a pourtant marqué, d’une tête de Shevchenko (68’), mais l’arbitre ne valida pas le but, sans que l’on en comprenne vraiment les raisons. Hors-jeu, faute sur Puyol? Les Rossoneri peuvent demander des éclaircissements… Le Barça, fidèle à sa réputation d’équipe joueuse, a joué comme si le match de San Siro s’était soldé par un (0-0). Des contrôles précis, des passes rapides, des ballons à terre, des remises à une touche de balle, un jeu pur et sobre, impulsé par trois techniciens hors pair, Deco-Iniesta et Ronaldinho, le tout pour solliciter Eto’o. C’était simple, beau mais ce n’était pas le soir du Camerounais, en panne de réalisme. Dès la 3ème minute, servi par Deco après une remise de Giuly, il perçoit plein axe mais butait seul face à Dida. Le but aurait pu mettre Milan KO d’entrée. Guère plus tard, après un ballon récupéré dans l’axe, le Camerounais effaçait un défenseur et tentait sa chance, de nouveau seul devant Dida, qui déviait le ballon en cloche pour un sauvetage de Costacurta (17’). Agressif au milieu, le Barça en remontrait même à Gattuso, pourtant docteur ès engagement et surdiplômé en tacle. Non seulement Iniesta venait prendre les ballons dans la cour du «Pitbull» mais en plus il lui résistait en les conservant et les bonifiant, comme à la 21ème minute pour une frappe puissante de Ronaldinho. Milan tentait bien de faire parler la vitesse de ses flèches Shevchenko et Kaka, pour un maigre butin: une volée de l’Ukrainien dans le petit filet (22’). Inzaghi, lui, était étouffé par Marquez et Puyol. Son seul «geste» offensif: un contrôle de la poitrine raté dans la surface alors qu’il allait seul au but (18’). La classe de Ronaldinho faisait lever le Camp Nou. Un coup du sombrero sur Stam puis une relance et une passe lumineuse dans l’intervalle pour Giuly, qui centrait à terre pour Belletti, seul contre Dida. Mais le Brésilien manquait totalement le ballon (53’). Milan l’avait appris à ses dépens à l’aller: «Ronnie-Giuly» ça marche bien! A l’image du service du Brésilien pour la reprise puissante du Français (63’). Même contraint à marquer, Milan ne se montrait guère dangereux, bien contenu par une défense impeccable. Le Camp Nou entrait alors en ébullition, certain de la victoire des siens. L’hymne du club résonnait fièrement. Le Stade de France plus la revanche de la finale 1994: le Barça a fait coup double.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com