Un GI et 7 policiers irakiens tués : La Résistance frappe fort





Report des tractations politiques Un GI et sept membres des forces de l’ordre irakiens ont été tués hier en Irak : Une démonstration de force de la Résistance alors que les politiques peinent encore à former un gouvernement. Le Quotidien-Agences Un soldat américain a été tué dans l'explosion d'un engin artisanal au nord de Bagdad. Au 28 avril, 2.401 soldats américains et personnel assimilé ont été tués en Irak depuis l'invasion du pays en mars 2003 selon un décompte effectué à partir des chiffres du Pentagone. Trois ans après que le président George W. Bush a proclamé la "fin de l'essentiel des opérations militaires" en Irak, le 1er mai 2003, l'armée américaine a connu un mois d'avril meurtrier, avec la perte de 70 soldats. Par ailleurs, sept Irakiens, dont quatre policiers et deux soldats, ont été tués et seize blessés hier dans des attaques en Irak, a-t-on appris auprès de plusieurs sources de sécurité. Deux policiers ont été tués et cinq blessés lors de l'explosion d'un engin artisanal au passage du convoi du chef de la police de Baïji, Sofiane Moustafa. A Jorf al-Sakhr, deux policiers ont été tués par des hommes armés, qui sont venus les chercher tôt dans la matinée à leurs domiciles, avant de les abattre dans la rue, devant leurs maisons. Deux soldats ont été tués et 6 blessés lorsque des hommes armés ont ouvert le feu sur leur convoi à Souairah, à 50 km au sud de Bagdad. Dans la capitale, un policier a été tué et trois blessés dans l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule dans le quartier de Ghazaliyah, dans l'ouest de Bagdad et deux policiers ont été blessés dans les mêmes circonstances à Amel. Entre-temps, les groupes politiques irakiens observaient hier une pause dans les négociations pour un gouvernement d'unité nationale que le Premier ministre désigné Nouri al-Maliki souhaite présenter au Parlement dans une semaine. Plus de quatre mois après les élections législatives du 15 décembre, les différents groupes parlementaires issus de ce scrutin tentaient chacun de son côté de présenter des candidats aux postes ministériels pour répondre à la volonté de Maliki de former un cabinet. Dhafer al-Ani, le porte-parole du Front national de la Concorde, la principale formation sunnite avec 44 députés sur les 275 que compte le Parlement, a indiqué qu'une réunion entre les groupes politiques prévue hier a été reportée à aujourd’hui. Selon lui, les négociations au sein de l'AUI se poursuivent affirmant que les groupes politiques sunnites "souhaitent obtenir le portefeuille de l'Intérieur ou de la Défense, ainsi que deux autres importants ministères" sans préciser toutefois lesquels. Pour sa part, Kassem Daoud de la liste du chiîte laïc Iyad Allaoui, a exprimé l'"espoir que les ministères de l'Intérieur ou de la Défense seraient confiés à des forces non sectaires et ne dépendant pas des partis politiques". L'actuel ministre de l'Intérieur, le chiite Bayane Jabr Soulagh, fait l'objet de critiques de la communauté sunnite, qui l'accuse de couvrir les exactions anti-sunnites au sein des forces de sécurité. ____________________________ Abou Gharib Un colonel US inculpé Le Quotidien-Agences L'armée américaine a inculpé le colonel Steven Jordan, qui commandait le centre d'interrogatoire de la prison d'Abou Gharib, de maltraitance de détenus et de manquement au devoir. Cet officier est le plus haut gradé inculpé dans le scandale qui a éclaté il y a très exactement deux ans, le 28 avril 2004, avec la diffusion de photos de sévices par la chaîne de télévision CBS. Dans un communiqué, le district militaire de Washington précise qu'il est poursuivi, entre autres charges, pour cruauté et maltraitance, manquement au devoir et ingérence dans la conduite des interrogatoires. Le colonel Jordan était responsable du Joint Interrogation and Debriefing Center établi par l'armée américaine dans la prison d'Abou Ghraïb durant l'automne et l'hiver 2003, au plus fort des sévices infligés à des détenus irakiens. Dix soldats ont été condamnés par des tribunaux militaires pour leur rôle dans les sévices et les humiliations infligés à des détenus irakiens regroupés à Abou Ghraïb, près de Bagdad.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com