Galv?n de Los Reyes : Le cercle de Séville





De la belle musique pour un corps, des corps qui vont nous brosser le flamenco d’aujourd’hui. Sans trahir le classique de nos ancêtres. Galv?n de Los Reyes et compagnie ont toujours la suite dans le mouvement. L’enfant de Séville a 33 ans et des poussières de talent. Un digne héritier parmi les plus dignes du legs de ses ancêtres, ce flamenco traditionnel de la fin du 19ème et du début du 20ème siècles, toujours vivace. Grâce à une génération qui a bien assuré la relève. Galv?n de Los Reyes est aussi un nom, une référence de flamenco dans la scène artistique de Séville. Comme Manuel Linian à Grenade ou Jerez de la Frontera à Mercedes. Où on a su reprendre le flamenco de son âge d’or pour le sertir avec le langage contemporain et garder son aura à l’éternel. Galv?n de Los Reyes qui a entamé sa carrière en tant que danseur, à l’âge de 17 ans, et collaboré avec des figures emblématiques comme les Enrique Morente, Miguel Poveda, Gerardo Nunez, Manuel Soler... est devenu lui-même le patron d’une compagnie de renom, qui a donné naissance à des spectacles grandement salués par l’ensemble de la critique, comme en 1998, Mira los zapatos rojos, La Metamofosis en 2000, Galvanicas en 2002, Arena en 2004 et sa dernière création de 2005 La Edad de Oro, avec quoi les Rencontres chorégraphiques de Carthage vont ouvrir aujourd’hui leur 5ème édition à partir de 18h00 à la salle du 4ème art de l’avenue de Paris. Ce fils du directeur de l’académie de danse flamenca à Séville qui a été bercé dans le giron du classique a donc décidé de tenir les rênes de son avenir et les tourner au sens de la modernité. Ainsi, il a esquissé ses créations à vocabulaires fluides avec une provocation bien accentuée. Et avec ses «petits trésors de gestes», il a fait presque le tour du monde. Sollicité au Japon comme au Mexique en passant par la France, l’Italie, l’Allemagne sans oublier le Cuba et les U.S.A. La preuve: le nombre impressionnant de ses élèves venant de tous horizons et souhaitant tirer au maximum de sa technicité dans ce flamenco de toutes les fraîcheurs et de toutes les confessions et avec toujours ce goût mentholé à l’andalousienne. Le plus de Galv?n: c’est qu’il prend chacun de ses élèves à part et l’aide à trouver son propre «label», le réconcilie avec ses émotions et sa personnalité. Avec La Edad de Oro, il n’y aura pas seulement la belle forme que le geste dévoile et met l’accent dessus. Mais c’est bien au-delà. C’est dans le contenu du sens dans son secret le plus bavard.. Explication: une musique bien épicée. D’Orient et d’Occident, surpiquée sur un thème émouvant et l’image en dira le reste. On vous confie le soin de l’imaginer, de l’interpréter à votre façon. C’est seulement à imaginer la texture du mouvement, de la passion et de la sensation du pourquoi danse-t-on ? Et quel est le sens de bouger, de tourner à droite, à gauche, en avant, en arrière et dans tous les sens ? Et surtout, avec des souliers qui font tic, tac, tic, tac, sans arrêt. Le spectacle inaugural de ce soir, organisé par le Centre culturel espagnol, l’Institut Cervantes, en collaboration avec l’Agence espagnole de coopération internationale et l’ambassade d’Espagne en Tunisie, a tout d’un grand, pour faire dialoguer le monde à son rythme fort, saccadé, ... et de toutes les sensibilités du Nord et du Sud sur seulement un Plateau Dance. Qui sera signé par Fernando Terremoto, cantor, fils d’un des cantors mythiques descendants de père en fils de l’âge d’or, Alfred Lagos, le guitariste de son pays natal Jerez, le fief du flamenco et bien sûr de Galv?n, l’inimitable. Zohra ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com