Italie : Berlusconi quitte la scène





Rome-Agences Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi remet hier en milieu de journée sa démission au président de la République, ouvrant ainsi la voie à la désignation de son successeur Romano Prodi, plongé dans d'ultimes discussions avec ses alliés pour former le nouvel exécutif. Au terme de cinq années passées au pouvoir - un record dans l'Italie de l'après-guerre - le "Cavaliere" renoncera officiellement à ses fonctions, sans avoir encore digéré la courte défaite de sa coalition de centre-droit aux élections législatives des 9 et 10 avril. Après trois longues semaines d'agitation et de contestations sur les résultats du vote de la part du centre-droit, l'élection samedi de deux hommes de gauche à la présidence de la Chambre des députés et du Sénat a définitivement mis hors jeu le chef du gouvernement sortant. Hier, vers 11H00 GMT, Silvio Berlusconi montera au palais présidentiel du Quirinal, érigé sur une des collines de Rome, pour remettre sa propre démission ainsi que celle de son gouvernement composé de 98 personnes. Le délai nécessaire à la nomination de Romano Prodi au poste de chef du gouvernement laissé vacant reste cependant encore incertain. Sa coalition de centre-gauche espère très fortement que le président Ciampi, dont le mandat expire le 18 mai, chargera lui-même Prodi de constituer le gouvernement, ce qui lui permettrait d'aller demander rapidement la confiance au Parlement. Dans ce cas, Romano Prodi pourrait être investi par le chef de l'Etat dès la fin de la semaine. Mais si Carlo Azeglio Ciampi décide de laisser cette tâche à son successeur, le centre-gauche devra attendre au moins quinze jours pour voir son leader prendre les rênes du pouvoir, soit deux semaines de semi-vacance institutionnelle dans un pays confronté à des défis économiques qu'il doit affronter de toute urgence. "L'objectif est d'être prêt pour le 4 ou le 5 mai", affirme depuis plusieurs jours Romano Prodi.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com