Butô : Danse avec les sens…





Ceux qui ont raté «Handsome Blue Sky» du maître japonais Kô Murobushi avaient tort. Une séance de rattrape avec d’autres figures de proue du Butô est à l’affiche de cette journée. Un voyage inédit au pays du Soleil Levant. La 5ème édition des Rencontres Chorégraphiques de Carthage a choisi de s’ouvrir cette année, sur l’Asie. Et comment! Après une journée indienne, c’est au tour des Japonais de monter sur scène pour montrer leur savoir-faire artistique et nous porter avec leurs corps dans les secrets de l’Archipel. Des lectures différentes, de diverses recherches et un seul cœur qui bat d’amour pour le Butô, tel est le sésame de cette journée nipponne. Le premier contact avec cette danse extraordinaire qui nous amène au Japon de l’après-guerre a été avec la compagnie Kô and Edge Co et le maître Kô Murobushi et son «Handsome Blue Sky». Il s’agit d’une chorégraphie basée sur une recherche dans l’œuvre du fondateur du Butô, Tatsumi Hijikata. C’est à Hijikata et au butô que Murobushi a dédié son spectacle. Ankoku butô est l’appellation d'origine de cette danse, dite actuellement butô, et qui veut dire «la danse des ténèbres». Composé de deux éléments, le Bu signifie la danse alors que la Tô signifie la marche. Plusieurs histoires se croisent pour mettre en exergue la naissance miraculeuse de cette danse mais une chose est sûre. Mais c’est grâce à Tatsumi Hijikata, précurseur de cette expression corporelle que le Butô a connu un rayonnement international surtout avec la naissance d’une nouvelle génération de danseurs qui ont su mélanger des éléments de théâtre traditionnel, de «Ausdrucktanz», de mime… et dessiner avec des corps peints en blanc et des mouvements tantôt érotiques tantôt violents, le nouvel univers de cette danse. Toutes ces histoires et d’autres seront racontées durant cette journée, dans différents espaces et portant diverses signatures. Le premier rendez-vous sera avec la Portugaise Sonia Baptisa, à partir de 18h30 à Ness El Fen. «Haikus» est l’intitulé de cette chorégraphie inspirée de la poésie japonaise et c’est au corps de cette danseuse d’écrire ses propres haikus. Cette balade nipponne se poursuivra avec une autre amoureuse du butô, la Française Carlotta Ikeda qui invitera tous les passionnés à découvrir sa chorégraphie au Théâtre Municipal, à 20h00. En attendant ce «Waiting» qui a été créé en 1996, vous pouvez programmer un autre voyage signé par deux compagnies japonaises. «Against Newton» du Théâtre Ludens et «Mass, Slide&» de la compagnie Study of live Works Baneto, seront à l’affiche de la salle le 4ème Art, à 22h00! Amoureux de butô, ne ratez pas l’occasion d’un stage, demain et après-demain, au Centre Culturel et Sportif d’El Menzah 6 et qui sera animé par le duo Kô Murobushi et Carlotta Ikeda. I.A.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com