Nouveau gouvernement israélien : Une cohésion fragile, des défis à relever





Le nouveau gouvernement israélien de coalition doit obtenir l'investiture du Parlement mais sa cohésion est déjà fragilisée par des divergences sur les retraits envisagés en Cisjordanie. Le Quotidien-Agences Le Premier ministre désigné Ehud Olmert, dont le parti centriste Kadima est arrivé en tête aux législatives du 28 mars, est parvenu à achever la formation d'un nouveau gouvernement après près d'un mois de tractations. "Ce gouvernement fera face à des défis qui ne seront pas faciles. Je suis convaincu qu'il obtiendra l'investiture", a déclaré Olmert, lors d'une cérémonie militaire marquant le 58ème anniversaire de la création de l'Etat d'Israël. Mais son cabinet, fondé sur une alliance du Kadima et du parti travailliste d'Amir Peretz dispose pour l'heure d'une assise parlementaire moins large que prévue, reposant sur une majorité de seulement 67 députés sur 120. Plus grave, l'une des principales composantes de la nouvelle coalition, le parti ultra-orthodoxe sépharade Shass, s'est réservé le droit de s'opposer au moment voulu à des retraits même très partiels en Cisjordanie. Par ailleurs, de récents sondages montrent qu'une majorité d'Israéliens sont déçus de la façon dont Olmert a négocié la formation du nouveau cabinet. Or, Olmert s'est donné pour objectif de fixer les frontières permanentes d'Israël d'ici 2010 en procédant à des retraits de Cisjordanie et en démantelant des colonies juives isolées, tout en maintenant des blocs de colonies et un contrôle sur la vallée du Jourdain. Le programme commun élaboré par le Kadima et le parti travailliste veut garantir une majorité juive en Israël par un retrait de Cisjordanie, dont l'ampleur est maintenue dans le vague. * Frontières définitives "Le gouvernement s'emploiera à fixer les frontières définitives de l'Etat d'Israël, comme Etat démocratique à majorité juive", stipule le programme qui fixe les lignes directrices du futur cabinet. Dans ce but, il "faudra réduire l'étendue des implantations en Judée-Samarie", la Cisjordanie, souligne ce texte. Il s'agit d'imiter, en plus grand, le désengagement opéré en septembre dernier de la Bande de Gaza avec l'évacuation de 8.000 colons et le démantèlement de 21 implantations de ce territoire ainsi que de quatre autres colonies isolées en Cisjordanie. Mais il s'agit cette fois de démanteler des dizaines de colonies et d'évacuer quelque 70.000 colons. Une tâche qui s'annonce d'autant plus ardue pour Olmert qu'il ne jouit pas du charisme de son prédécesseur Ariel Sharon, le grand architecte du retrait de Gaza qui est dans le coma depuis le 5 janvier. Compte tenu de tous ces handicaps, les médias israéliens s'interrogeaient cette semaine sur les capacités de Olmert à mettre en œuvre son programme. "Il faut espérer que les concessions qu'à faites Olmert au Shass sont d'ordre tactique et n'amorcent pas une marche arrière", s'inquiétait le quotidien libéral Haaretz. Selon ses accords de coalition, le cabinet comprend vingt-cinq ministres, le parti Kadima (29 députés) disposant de 12 sièges, le parti travailliste (19 députés) de sept, le Shass de quatre sièges et le parti des Retraités de deux.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com