Maria-Kiran : Une belle au pays des merveilles





Un vrai coup de cœur! Entre le profane et le sacré, la belle indienne Maria-Kiran a fait son voyage racontant avec la gestualité et les regards les jolies histoires et mythologies de sa terre natale. Maria-Kiran est pour la première fois en Tunisie et ce dans le cadre de la 5ème édition des Rencontres Chorégraphiques de Carthage. Tant mieux pour le public tunisien qui a découvert une composante de base de la culture indienne à travers une brochette de chorégraphes doués. Maria-Kiran n’est pas la seule indienne à défiler, durant ce festival, et pourtant elle a volé la vedette à plusieurs autres stars. Brune avec une silhouette fine et une chevelure longue baignant dans le noir, Maria-Kiran incarne bel et bien l’image de la femme indienne. Ayant ouvert les yeux en 1981 à Allahabad en Inde, Maria porte dans son cœur et son corps l’amour de l’Inde, dans sa diversité culturelle, ethnique… Enfant prodige du Centre Mandapa, d’ailleurs comme Isabelle Anna, ce rayon de lumière (la signification de son nom) a excellé et rayonné aussi bien sur les scènes indiennes que sur les scènes internationales. Sa prestation du lundi à Ness El Fen et avant-hier au 4ème art témoigne de la rigueur artistique de cette jeune chorégraphe qui a choisi de conjuguer sa carrière au Bhârata natyam; une danse purement hindoue composée de deux danses: nirata et nirtya. Sur la scène de Ness El Fen, Maria-Kiran a défilé. Enveloppée dans un joli costume traditionnel qui traduit le patrimoine vestimentaire de son pays, la tête ornée de bijoux traditionnels, de colliers et de bracelets… Maria-Kiran a captivé tous les regards dès les premières minutes de sa prestation rappelant les documentaires et les films traitant des traditions de l’Inde. Un petit détail: Maria-Kiran n’était pas sur le plateau d’un film, elle a été sur la scène; une réalité pour ceux qui adorent ce genre de danse. les yeux, les doigts, le cou, les épaules, les mains et les pieds, tous semblent être au service de cette chorégraphe qui a su communiquer son énergie et sa passion à l’assistance. Dans chaque regard, chaque geste… Maria-Kiran ouvre le livre de la mythologie pour offrir à ce public curieux une nouvelle histoire où le sacré se croise avec le profane et où l’amour est, toujours, mot clef. Comme une reine, elle a été aussi bien sur la scène de Ness El Fen que sur la scène du 4ème art. Ceux qui ont raté le spectacle de Maria-Kiran ont loupé une occasion en or de voyager au cœur de cette civilisation hindoue qui continue à nous charmer avec ses mille et un mystères. Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com