Les ex-otages allemands en Irak affirment ne pas avoir été maltraités : «Ils voulaient se battre pour leur pays»





Berlin — AFP Les deux anciens otages allemands en Irak, René Brdunlich et Thomas Nitzschke, libérés mardi après 99 jours de captivité, ont affirmé ne pas avoir été maltraités par leurs geôliers qui "voulaient se battre pour leur pays", selon le quotidien régional Leipziger Volkszeitung d’hier. Les deux ingénieurs, arrivés mercredi à Berlin, sont rentrés chez eux, à Leipzig (est), avant-hier soir, a par ailleurs indiqué la compagne de René Brdunlich, Sindy Brost. "C'est en permanence le même groupe qui nous a retenus en otages" a assuré Thomas Nitzschke rentré mercredi en Allemagne avec Brdunlich, affirmant qu'ils n'avaient pas été "vendus". L'hebdomadaire Der Spiegel à paraître demain affirme que les otages ont échappé de peu à la mort. Selon ce magazine, un intermédiaire irakien, chargé par le gouvernement allemand de négocier avec les ravisseurs, les preneurs d'otages étaient divisés en deux groupes, l'un privilégiant la négociation avec Berlin tandis que l'autre a empêché à plusieurs reprises leur libération. Ils ont également menacé de tuer l'un des deux Allemands afin d'accroître la pression sur Berlin, selon le Spiegel. Les deux ingénieurs, enlevés le 24 janvier à 200 km au nord de Bagdad, ne se sont quasiment pas exprimés en public depuis leur libération, à l'exception d'une courte intervention devant la presse à leur descente d'avion à Berlin. Ils n'avaient donné aucune précision sur les conditions de leur détention ou de leur libération. Le gouvernement allemand est également resté très discret sur cette affaire, se contenant d'affirmer qu'il n'avait pas versé de rançon. Pour Brdunlich, leurs ravisseurs étaient "des musulmans très impliqués" qui priaient cinq fois par jour et remplissaient tous leurs devoirs religieux. "Et ils nous ont expliqué autant que possible ce qu'il y avait de bien dans l'islam, ils lisaient souvent le Coran", a-t-il ajouté pour le quotidien régional, soulignant qu'ils "voulaient se battre pour leur pays" et "étaient engagés pour leur pays".


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com