GB : Blair «prié» de partir





La pression se faisait forte hier sur Tony Blair, au lendemain d'un soudain et vaste remaniement gouvernemental, pour qu'il fixe sans tarder les modalités et la date de son départ de Downing Street. Le Quotidien — Agences Des parlementaires travaillistes faisaient circuler une pétition visant à rassembler les signatures d'un cinquième des élus du Labour pour défier le Premier ministre et imposer ainsi un vote pouvant mettre en cause sa position à la tête du parti au pouvoir. Un ancien ministre, Andrew Smith, a lui aussi réclamé publiquement que Blair annonce un calendrier pour une transition ordonnée du pouvoir à Downing Street: "Le plus tôt sera le mieux", a-t-il dit. La spectaculaire tentative de Blair de rétablir son autorité après des élections calamiteuses pour son parti et une série de faux pas de son gouvernement ces derniers mois est jugée "brutale" par la presse britannique qui n'hésite pas à parler de "bain de sang". Le ministre de l'Intérieur Charles Clarke, accusé d'incompétence, a été évincé, quatre ministres de premier plan ont hérité de positions subalternes, le vice-Premier ministre s'est vu retirer tout portefeuille ministériel. Pour nombre de commentateurs la composition du nouveau gouvernement relève du complot visant directement le Chancelier de l'échiquier, Gordon Brown, l'impatient successeur potentiel de Tony Blair.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com