L’entourage de Chirac assure : «Pas question d’un remaniement gouvernemental»





Paris — Agences Il n'est "pas question d'un remaniement" gouvernemental, a assuré hier l'entourage du président français Jacques Chirac, interrogé sur les spéculations suscitées par l'affaire de Clearstream à l'origine d'une profonde crise politique en France. Le chef de l'Etat, assure-t-on de même source, fait une confiance "pleine et entière" au Premier ministre Dominique de Villepin. L'affaire Clearstream ébranle les plus hauts sommets de l'Etat et notamment le Premier ministre, accusé d'être mêlé à une manipulation destinée à compromettre son rival le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, président du parti gouvernemental. "Pour le président de la République, les choses sont claires, précise-t-on dans son entourage. Il fait une confiance pleine et entière à Dominique de Villepin et à son gouvernement pour conduire la mission qu'il lui a confiée au service des Françaises et des Français". Nicolas Sarkozy, faussement accusé, ainsi qu'un certain nombre de personnalités politiques de droite et de gauche, de détenir des comptes occultes via la société financière Clearstream basée au Luxembourg, a porté plainte et sera entendu par les juges d'instruction la semaine prochaine. L'entourage présidentiel était interrogé sur les intentions politiques de Jacques Chirac alors que l'opposition exhorte au départ Dominique de Villepin, voire tout le gouvernement. ________________________ L'Assemblée supprime la régularisation automatique des immigrés clandestins Paris — Agences L'Assemblée nationale française a supprimé, vendredi lors de l'examen du projet de loi Sarkozy sur l'immigration, la régularisation automatique des étrangers en situation irrégulière depuis dix ans. Les députés ont adopté l'article 24 du projet de loi qui substitue une régularisation au cas par cas à la régularisation de droit. La procédure de régularisation, après 15 ans de présence en France, avait été instaurée par Jean-Louis Debré, ministre de l'intérieur en 1997. La durée de présence avait été ramenée à 10 ans par la gauche un an plus tard. L'opposition et quelques députés de la majorité ont en vain plaidé pour le maintien d'une régularisation de plein droit.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com