«Bac blanc» Un avant-goût du grand marathon





En attendant les épreuves nationales du bac 2006, les futurs bacheliers ont eu un avant-goût du grand concours. Ils ont entamé hier l’examen du bac blanc qui se déroule dans les mêmes conditions que les épreuves de juin. Tunis - Le Quotidien Les candidats au bac 2006 sont passés hier à une vitesse supérieure. Ils ont commencé les épreuves du bac blanc se préparant ainsi pour le grand concours national. La philosophie est comme d’habitude la première matière au rendez-vous. Les littéraires comptent beaucoup sur cette matière principale. Najla Ben Hamda est candidate au bac Lettres. Elle a terminé son épreuve et reste quand même discuter avec ses camarades. Les trois sujets proposés concernent la liberté, la morale ainsi que le premier chapitre introductif à la philo: «J’ai eu peur comme tout le monde. Le stress est inévitable lors des examens. Quand on se retrouve dans des conditions identiques à celles du grand concours, on ne peut pas rester indifférent», avoue Najla. Son camarade Aziz Oueslati qui est en bac maths, partage son avis quant à l’ambiance spéciale du bac blanc: «La philo n’est pas une matière importante pour moi», pense-t-il de sa première épreuve. A propos de la matière elle-même, Najla a son mot à dire: «Le programme est trop long. On s’est vraiment fatigué pour arriver à tout terminer. L’année dernière, on a fait une introduction à la philo. Et c’était presque inutile. On n’a pas eu de profs à temps et cela ne nous a pas ajouté grand chose», explique-t-elle. Et de proposer alors d’introduire la philo dès la deuxième année secondaire puisque les élèves se fixent sur leur orientation à partir de la première année secondaire. S’ils choisissent la section Lettres, ils peuvent en deuxième année nouer avec cette matière pour alléger le programme du baccalauréat. Chez les élèves de l’Economie et Gestion, l’Etat, la Liberté et la Morale ont fait l’objet de l’épreuve. Mohamed Chebbi, Farès Khiari et Ibtihel Dabbeche ont tous les trois choisi le texte relatif à l’Etat: «Personnellement, je choisis toujours le texte. Il m’inspire mieux. Aujourd’hui, je l’ai trouvé facile et à la portée. En plus, j’adore travailler sur l’Etat», défend Mohamed son choix. Farès aussi a préféré le texte qui demande un back-ground en la matière. Il pense avoir fait assez pour que son travail réussisse. Il a fouillé dans ses connaissances pour appuyer son analyse par des citations de Marx, Jean-Jacques Rousseau et Hobbes. Le texte inspire également Ibtihel : «Les questions sont claires et facilitent le travail», dit-elle. Ce qui l’inquiète plutôt, c’est l’examen national. Certes, le bac blanc lui permet ainsi qu’à ses camarades de s’habituer aux conditions des épreuves décisives. Mais tout se décide d’après elle à la correction. D’ailleurs, Mohamed et Farès rejoignent son idée: «Le concours en tant qu’examen ne nous fait pas spécialement peur. C’est la correction qu’on craint» s’inquiète Mohamed. Les trois trouvent que les correcteurs ont tendance à travailler selon leur humeur. Pourtant, ce n’est nullement une histoire d’état d’âme. Pour le moment au bac blanc, leurs copies seront évaluées par leurs propres profs. Connaissant les élèves, cela contribue à une meilleure évaluation selon ces futurs bacheliers. Sinon, le bac blanc est une transition importante à leurs yeux. Elles les met dans le bain et les habitue à une ambiance nouvelle qu’ils redoutent tous. M.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com