Irak Ultimes tractations avant l’annonce du gouvernement





Les partis politiques irakiens se livraient hier à d'ultimes tractations avant la présentation prévue aujourd'hui au Parlement d'un gouvernement d'union nationale dont la principale tâche sera d'endiguer la violence meurtrière en Irak. Le Quotidien-Agences «Nous négocions toujours avec le Front de la Concorde (sunnite) et la liste de l'ancien Premier ministre Iyad Allaoui (chiîte laïc), qui s'opposent à certaines nominations dans le gouvernement", a expliqué Hassan al-Sunaid, député de l'Alliance unifiée irakienne (AUI), le bloc chiîte conservateur. Selon lui, "le Front de la Concorde souhaite obtenir un ministère économique et la liste Allaoui veut celui du Commerce à la place de celui des droits de l'homme. Le Premier ministre étudie ces demandes et leur répondra dans la journée". Le Front de la Concorde, la principale coalition sunnite, a remporté 44 élus et la liste Allaoui 25 aux législatives du 15 décembre 2005, remportées par l'AUI avec 128 sièges sur 275. Le Premier ministre désigné Nouri al-Maliki compte présenter aujourd'hui le premier gouvernement permanent de l'après-guerre au Parlement pour investiture, après plus de cinq mois d'âpres marchandages et tractations. Désigné le 22 avril, Maliki a jusqu'au 22 mai pour présenter son gouvernement. Depuis sa nomination, Maliki a déjà raté deux délais qu'il s'était lui-même fixés pour annoncer le nouveau gouvernement. Aux termes de la Constitution irakienne, les députés devront approuver le nom de chaque ministre individuellement, avant de se prononcer sur le programme du gouvernement afin que celui-ci soit officiellement considéré comme investi et prête serment. La cérémonie doit se dérouler en présence des membres du corps diplomatique présents à Bagdad, selon une source occidentale. Seule voix discordante, la ministre sortante de l'Environnement, Narmine Othmane, de la coalition kurde, qui a assuré que le gouvernement ne serait pas prêt à temps, et que l'investiture devrait attendre au moins lundi. * Endiguer l’«insurrection» La formation d'un gouvernement d'union nationale rassemblant pour la première fois les représentants élus des communautés chiîtes, sunnites et kurdes, est considérée par les Etats-Unis comme le meilleur moyen d'endiguer l'insurrection sunnite et les violences confessionnelles. Ces dernières se sont multipliées en Irak depuis un attentat le 22 février contre le mausolée chiîte de la ville sunnite de Samarra, au nord de Bagdad. Hier, quatre policiers et deux résistants ont été tués au cours d’un accrochage suite à une attaque de la Résistance contre une patrouille des commandos de la police dans un quartier sunnite de l’ouest de Bagdad. Vingt autres policiers ont été blessés principalement dans une série d’attaque-suicides visant des patrouilles des forces de sécurité. Enfin, un ingénieur travaillant pour la Compagnie des pétroles du Nord, a été abattu par des hommes armés devant son domicile à Kirkouk, à 250 km au nord de Bagdad, alors que 18 personnes ont été blessées dans une série d'attentats visant des patrouilles des forces de sécurité. Le corps d'une personne tuée d'une balle dans la tête a été trouvé dans une rivière au sud de Bagdad et un autre, portant des traces de tortures a été découvert dans l'est de Bagdad. La veille, 26 Irakiens et quatre soldats américains ont été tués en Irak. _____________________________ La Syrie et l'Iran demandent un calendrier de retrait Le Quotidien-Agences Le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a déclaré à Damas que la Syrie et l'Iran demandait d'établir un calendrier pour le retrait des troupes étrangères d'Irak. Lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue syrien Walid al-Mouallem, Mottaki a déclaré : "Nous et nos amis syriens réclamons un calendrier pour le retrait des troupes étrangères d'Irak". Mottaki, arrivé avant-hier à Damas pour une visite inopinée en provenance de Jordanie, a indiqué qu'il avait discuté avec le président syrien Bachar al-Assad et le ministre al-Mouallem du dossier irakien, notamment "les derniers détails concernant la formation du nouveau gouvernement irakien" et "l'importance du développement des relations avec l'Irak". _____________________________ Le frère du diplomate émirati enlevé dément sa libération Le Quotidien-Agences Le frère d'un diplomate émirati enlevé en Irak a déclaré hier sur Al-Arabiya qu'il n'avait pas été libéré, juste après que cette chaîne de télévision eut annoncé son élargissement. La famille avait annoncé depuis Bagdad la libération de Naji Rachid al-Nouaïmi Nouaïmi, selon Al-Arabiya. Cependant, le frère du diplomate a ensuite assuré n'avoir reçu "aucune confirmation" des autorités émiraties de la libération du diplomate, enlevé mardi à Bagdad. Des responsables émiratis contactés par l'AFP ont dit qu'ils ne disposaient pas de confirmation quant à cette libération. Interrogé par téléphone sur Al-Arabiya, le frère a déclaré que "les rumeurs sont nombreuses (...) il faut vérifier la véracité des informations". "En mon nom et en celui de ma famille, je démens formellement qu'il y a eu une libération", a-t-il ajouté. _____________________________ Le Pentagone dépend de plus en plus de sociétés privées Le Quotidien-Agences Le Pentagone dépend de plus en plus pour ses opérations extérieures comme l'Irak de sociétés privées de sécurité, qui ont l'avantage d'être souples, rapides et peu coûteuses politiquement pour le gouvernement mais qui sont plus difficiles à contrôler. "Les entreprises privées de sécurité sont impliquées de manière croissante dans la fourniture de services" à l'armée américaine. Par le passé, ces entreprises s'occupaient de livrer les toilettes portables, les repas et le logement aux soldats en mission. "Maintenant, c'est beaucoup plus que cela", a relevé Dov Zakheim, vice-président de la société de consultants Booz Allen Hamilton et ancien sous-secrétaire à la défense. Ces firmes, comme par exemple l'Américain Blackwater, s'occupent aujourd'hui de la protection rapprochée de personnalités, forment les forces armées locales, apportent un soutien logistique, travaillent dans le renseignement, etc. En Irak, des dizaines de milliers d'étrangers et d'Irakiens, attirés par des salaires très élevés, travaillent pour ces entreprises qui représentent le deuxième contingent armé étranger dans ce pays derrière l'armée américaine. Comme les militaires, ils sont la cible d'attaques de la Résistance. Selon le site internet indépendant Coalition Casualties, 332 étrangers employés en Irak par des sociétés privés, ont été tués.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com