Irak La Résistance irakienne maintient la pression





La nomination des ministres en charge de la sécurité se fait attendre en Irak, où les attaques de la Résistance continue de faire des dégâts notamment parmi les forces de l'ordre en dépit des efforts pour la contenir. Le Quotidien-Agences Un Marine américain a été tué dans une «attaque ennemie» dans la province sunnikte rebelle d’Al-Anbar dans l’ouest de l’Irak, a indiqué hier l’armée américaine dans un communiqué. Par ailleurs, quinze Irakiens, principalement des forces de l'ordre ont été tués et treize blessés dans des attaques hier à Bagdad et au nord de la capitale, ont indiqué des sources de sécurité. Sept gardiens en uniforme de deux magasins situés l'un à côté de l'autre ont été tués par des inconnus qui ont ouvert le feu sur eux dans la ville de Baaqouba, ont indiqué des sources policière et médicale. Un premier bilan faisait état de quatre tués. Près de Baaqouba, "des hommes armés ont abattu un officier de l'armée de l'ancien régime et l'un de ses parents, en attaquant leur voiture", a indiqué une source de la police de la ville, capitale de la province de Diyala, où les attaques se multiplient depuis plusieurs mois. A l'ouest de Baaqouba, trois soldats ont été blessés par un engin similaire et quatre civils ont été blessés par une attaque de même type à Abou Ghraib, à l'ouest de la capitale, selon une source du ministère de l'Intérieur. Le responsable local d'une association des droits de l'homme a aussi été blessé par des tirs, dans le nord de Baaqouba, selon une source sécuritaire. A Tikrit un policier a été abattu à l'aube par des hommes armés. Dans le nord de cette ville, un officier de police a été tué et deux policiers blessés lorsque des hommes ont ouvert le feu contre leur véhicule de patrouille. A Bagdad, un officier de police a été tué et un policier blessé dans l'explosion d'une bombe artisanale. Un employé a péri dans une attaque contre un marché du centre de Samarra et un policier a été abattu par des hommes armés à Kirkouk. Toujours à Bagdad, un soldat et un civil ont été blessés dans des échanges de tirs. Le ministère de la Défense avait pourtant annoncé avoir commencé à appliquer un plan de sécurité à Bagdad, en affirmant qu'il était essentiel de maîtriser d'abord la sécurité dans cette cité de six millions d'habitants, de manière à envoyer un "message fort" aux autres régions troublées du pays. * Attente Une semaine après l'investiture du premier gouvernement permanent de l'après-Saddam Hussein, le pays n'a toujours pas de titulaires pour les portefeuilles de l'Intérieur et de la Défense et celui de secrétaire d'Etat à la sécurité nationale. Pourtant, le Premier ministre Nouri al-Maliki avait promis de procéder très vite à ces nominations, essentielles pour la lutte contre la violence dont il a fait sa priorité absolue. Une réunion du Parlement prévue hier pour approuver les nominations à ces postes n'a pas eu lieu, un accord n'ayant toujours pas été trouvé sur leurs titulaires. "La réunion prévue aujourd'hui pour approuver les nominations des ministres de l'Intérieur et de la Défense n'aura pas lieu, faute d'un accord sur ces désignations", a déclaré la veille une source parlementaire. Ces nominations dépendent d'un accord entre les coalitions chiite, sunnite et kurde qui sont les piliers du nouveau gouvernement d'union nationale. Les trois postes sont occupés provisoirement par Maliki et ses deux vice-Premiers ministres. Aujourd'hui, le Parlement irakien doit se réunir pour poursuivre l'examen de son règlement intérieur, a indiqué le député chiite Abbas al-Bayati, en disant ignorer si l'Assemblée aurait alors à approuver les éventuelles nominations des ministres chargés de la sécurité. Enfin, l'homme politique sunnite, Adnane al-Doulaïmi, a appelé hier le gouvernement irakien à prendre l'initiative de libérer les milliers de détenus dans le pays pour apaiser la situation et favoriser un recul de la violence. "J'appelle le gouvernement irakien à tout faire pour arrêter la violence et à prendre l'initiative de libérer un grand nombre de détenus de ses prisons et des centres de détention américains", a déclaré Doulaïmi dans une conférence de presse. Doulaïmi a également exhorté les Irakiens, "toutes tendances confondues, à œuvrer pour éviter un conflit confessionnel et pour apaiser la situation". Il a également appelé à la libération du diplomate des Emirats arabes unis Naji al-Nouaïmi et à celle de tous les otages retenus en Irak. _______________________ Promesse iranienne Le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki, qui poursuit sa visite en Irak, a promis de son côté l'aide de son pays à la stabilisation de son voisin, alors que les dirigeants irakiens ont affirmé que la sécurité de leur pays était dans l'intérêt de l'ensemble de la région. Mottaki s'est rendu en pèlerinage dans les villes saintes chiites de Najaf et Kerbala, au sud de Bagdad, et a salué dans la première ville le grand ayatollah Ali Sistani, le plus prestigieux des chefs religieux chiîtes en Irak. L’Iran a déposé une plainte contre Saddam Hussein durant la visite de Mottaki, indique un communiqué commun publié hier. Le texte ne précise pas la nature des accusations.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com