Irak Une cinquantaine de morts dans une série d’attaques





Les attaques de la Résistance en Irak ont fait hier une cinquantaine de morts en une demi-journée. Le Quotidien-Agences La capitale a connu une série d'attaques à la voiture piégée dont le dernier a fait douze morts et 17 blessés, après une attaque matinale contre un bus d'ouvriers, à 80 km au nord de la capitale, qui a coûté la vie à quatorze personnes et en a blessé quatorze, selon des sources de sécurité. "Douze civils ont été tués et 17 ont été blessés dans l'explosion d'une voiture piégée visant une patrouille de la police à Adhamiya", quartier sunnite de Bagdad, a déclaré une source de sécurité. Une deuxième attaque a été commise pas loin et peu après, vers 09H00 GMT, mais l'armée américaine a bouclé le secteur et aucun bilan n'était disponible. Sept personnes ont péri et neuf ont été blessées peu auparavant dans l'explosion d'une bombe placée sous un minibus dans le quartier chiîte de Kazimiyah, proche de celui d'Adhamiya, selon une autre source de sécurité. Un professeur de lettres à l'Université de Moustansiriyah a été abattu par des hommes armés au volant de sa voiture, a indiqué la police. Quinze autres personnes sont mortes dans différentes attaques à Bagdad mais également dans des zones chiîtes au sud de la capitale, habituellement moins affectées par la violence. Dans la capitale méridionale de l'Irak, Bassorah, deux soldats britanniques ont été tués et deux blessés par l'explosion d'un engin explosif au passage de leur véhicule dimanche, a révélé le ministère britannique de la Défense à Londres. * Accusations Au total, 113 soldats britanniques sont morts en Irak depuis l'invasion de mars 2003. Environ 8.000 soldats britanniques sont encore déployés dans le sud de l'Irak. Des députés se sont alarmés de la recrudescence de la violence lors d'une réunion du Parlement qui attend toujours les nominations de ministres de l'Intérieur et de la Défense pour pouvoir les approuver. Un député chiîte du sud, Okaïl Abdel Hussein, a rejeté sur la Force multinationale la responsabilité de la détérioration de la situation sécuritaire à Bassorah. "C'est cette force qui est à l'origine de cette situation", a-t-il déclaré sans plus d'explication. La même accusation a été reprise par un autre député chiîte, cheikh Jalaleddine Saghir à propos de la situation dans la province de Diyala, qui a pour chef-lieu Baaqouba, au nord de Bagdad. Il s'en est également pris au Conseil de province qu'il a accusé de "ne rien faire pour protéger les civils", souvent la cible d'attaques sanglantes comme celle de lundi contre un bus d'ouvriers.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com