E.S.S. Othman Jenayeh dérange : Pourquoi le pousse-t-on vers la porte de sortie?





Juste après la défaite de l’Etoile du Sahel à Monastir, les regards se sont braqués sur Othman Jenayeh, le président de l’ESS. Les micros étaient tendus pour capter le mot «Je pars» qui… ne venait pas! Eh oui, tous ceux qui ont interrogé le président de l’Etoile avaient le même objectif: recueillir auprès de Jenayeh, en exclusivité, une dernière déclaration avant son départ. Il y avait peu de gens qui ont parlé de l’avenir, de ce que le président étoilé compte faire afin de se relancer avec de meilleurs moyens et arguments. Face à un homme abattu mais qui tient encore sur ses jambes et garde tout de même sa lucidité, on lui a fait comprendre à chaque entretien qu’il était la principale cause de l’échec, comme si l’Etoile avait l’habitude de remporter le doublé avant son arrivée, et depuis, elle n’arrivait plus à le faire. * Le mot aux grands du club On a entendu le président étoilé faire quelques aveux et analyser la situation actuelle. Dans son discours, il a parlé du passé, mais il a beaucoup axé sur le futur. Or, cette option de prolonger son bail semble déranger certains qui se sont frottés les mains à l’occasion de ce nouvel échec de l’Etoile en championnat, espérant voir M. Jenayeh prendre ses valises et disparaître. Le plus grave, c’est qu’on ne se contente plus de l’espérer puisqu’à travers les interviews et les commentaires, on ne cesse d’insinuer au premier responsable de l’ESS qu’il est temps de partir, comme s’ils se sentent dérangés par sa présence. Or, un journaliste, un commentateur ou un supporter a-t-il le droit de réclamer le départ d’un président en se basant uniquement sur un échec? On ne va pas revenir ici sur tout ce qu’a fait Jenayeh pour l’Etoile car le public étoilé, le premier concerné, est au courant de la révolution qu’a vécue le club ces derniers temps avec un budget de plus de huit milliards et un centre de formation digne d’un club européen. Ce que nous voulons dire en premier lieu, c’est que le choix d’un président d’un club ne se fait pas à… l’applaudimètre, mais en fonction de ses capacités d’investir. Un président est appelé avant tout à s’investir corps et âme et à assurer une certaine grandeur au club, surtout quand il s’agit d’un grand club habitué à jouer les premiers rôles. Cette fonction, Jenayeh l’a amplement remplie avec un investissement énorme et son départ pourrait faire très mal à l’ESS au cas où il serait difficile de trouver un successeur prêt à s’investir autant. Ceux qui appellent au départ de Jenayeh le savent-ils. Sont-ils conscients des vérités qu’on essaie, à tort ou à raison, d’ignorer? Et puis, le prolongement du mandat de Jenayeh est-il aussi nuisible que ça pour déranger tant de… détracteurs? Pour dire vrai, Jenayeh a travaillé, a commis des erreurs et a également fait de bonnes choses. C’est tout à fait normal quand on est à la tête d’un grand club comme l’ESS. Ce qui est, par contre, écœurant, c’est d’entendre des gens dire n'importe quoi et «exiger» le départ d’un haut dirigeant qui a encore, parait-il, envie de travailler et de prolonger. Ce sont les grands de l’Etoile qui ont le droit de décider car, au sein de nos clubs, il n’y a pas de supporters actionnaires qui investissent de l’argent et prennent part aux décisions, mais tout simplement des supporters qui encouragent et d’autres qui… découragent. Alors, de grâce, laissons aux grands Etoilés le soin de remettre de l’ordre dans leur demeure. Kamel ZAIEM


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com