Journées culturelles africaines : Le show du continent noir





L’Afrique recèle une multitude de traditions culturelles. Il suffit de sillonner ce continent pour s’en rendre compte. Les étudiants originaires du continent noir nous offrent une palette de gammes de danses et de chants de ce continent à travers leurs journées culturelles. Depuis le 24 mars, l’Association des Etudiants et Stagiaires Africaines de Tunis (AESAT) organise, comme à l’accoutumée, ses traditionnelles journées culturelles. Cette rencontre annuelle donne une occasion aux étudiants de chaque pays de présenter leurs traditions musicales respectives. Après les étudiants gabonais qui ont ouvert le bal en présentant les traditions et les danses du pays de André Reponda Walker au Théâtre plein air de la Cité des Sciences, ce fut, ensuite, le tour des étudiants de la Guinée de nous faire promener dans le monde musical du pays de Sékou Touré. Des ballets, des spectacles de danse traditionnelle des play-back et des chorégraphies, tels ont été les tableaux présentés par les jeunes artistes guinéens. A travers pas moins d’une dizaine de tableaux expressifs, ils ont fait découvrir aux férus de la musique africaine les danses des différentes régions de la Guinée. De la région de la Guinée forestière, en passant par la Moyenne et la Basse Guinée, les étudiants guinéens ont signé des prestations restituant tantôt la danse des chasseurs «malinke» tantôt le rituel et chants de mariage chez les «Soussou» et les Peuhls du Fouta Djalon, ethnies principales de la Guinée. * Au pays de Soundjata Keïta Les étudiants maliens, de leur côté, ont proposé un spectacle enivrant et grisant à la fois. Contrairement aux artistes des autres pays. Ils se sont contentés d’interpréter, au début de leur spectacle, des play-back des plus grands artistes maliens. Ils ont ainsi présenté des chorégraphies sur les célèbres morceaux des grands chanteurs maliens, à l’instar de Nani Diabaté, Djeïnaba Seck, Habib Koïté, Sali Sidibé, Doussou Bakayoko, Hadja Soumano, et Salif Keïta. Dans leur prestation, les étudiants maliens se sont évertués à présenter de la façon la plus originale des gammes de danse traditionnelle à l’instar du «Takamba», du «Worosso» et la danse des chasseurs «Dogon». Mais ce n’est pas tout. Ils ont également interprété des tableaux de sketch qui mettent tantôt l’accent sur la concurrence entre les prétendants pour le mariage d’une princesse dans la société traditionnelle malienne, tantôt sur la vie urbaine. Comme pour montrer la beauté de la femme noire, les étudiants maliens ont organisé un défilé de mode au cours duquel les étudiantes, habillées en costumes traditionnels, ont exhibé les différentes modes vestimentaires des différentes régions du pays de Soundjata Keïta. Le tout était accompagné des morceaux musicaux authentiquement traditionnels qui donnent au spectacle, une note foncièrement malienne. Les Journées culturelles des étudiants africains à Tunis qui se poursuivent jusqu’à dimanche prochain seront également marquées par d’autres spectacles qui seront animés par les étudiants burkinabés, togolais et ivoiriens qui se produiront sur la scène de la Maison de la Culture Bouzaïène de Tunis. Le spectacle de clôture est prévu dimanche prochain au Théâtre Municipal de Tunis. Ousmane WAGUE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com