Partenariat intermaghrébin : La banque maghrébine arrive





Tant attendu, le «rêve» d’une Banque d'investissement commune entre les cinq pays membres de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) devrait se concrétiser prochainement. Tunis-Le Quotidien La création d’une Banque Maghrébine pour l’Investissement et le Commerce Extérieur (BMICE) remonte, en effet, à l’année 2002, lorsque les cinq pays membres de l’UMA ont adopté une décision de créer une banque commune pour renforcer le partenariat financier entre eux. Plusieurs réunions du Conseil des ministres maghrébins des finances ont été organisées pour mettre en place la structure et la stratégie de développement de cette banque. Ainsi, ce Conseil a tenu hier à Tunis une dernière réunion pour examiner les modalités de lancement de cette institution et la souscription à son capital. Cette institution siégera à Tunis, et devrait entrer en service à la fin de l’année en cours. Sa stratégie de développement prévoit plusieurs objectifs importants, en particulier, la coordination des politiques monétaires et des systèmes de change devant favoriser l'émergence d’une monnaie unique magrébine. La Banque Maghrébine pour l’Investissement et le Commerce Extérieur a pour mission, entre autres, de contribuer à la mise en place d’une économie maghrébine liée et intégrée, d’encourager la circulation des capitaux, de financer les projets mixtes et de développer aussi les échanges commerciaux. On croit savoir, par ailleurs, que le capital de cette Banque est fixé à 500 millions de dollars, et devra être souscrit au moment de la création à 100 millions de dollars répartis à parts égales entre les cinq pays membres. La création de cette Banque est d’autant plus importante qu’elle permettra de rapprocher les politiques monétaires entre les pays maghrébins dans une conjoncture marquée par la multiplication des problèmes financiers et en particulier de financement de l’investissement à l’échelle internationale. La BMICE permettra, par ailleurs, de renforcer les échanges commerciaux entre les cinq pays maghrébins. Ces échanges restent encore trop faibles et ne dépassent pas 3% des échanges extérieurs de l’ensemble de ces pays. En somme, cette institution financière aura à redynamiser la coopération entre les pays maghrébins dans les différents secteurs de l’économie. Elle servira, également, comme une des bases principales pour la mise en place de la zone de libre-échange entre les pays arabes en général. M.Z.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com