Appelé à former le prochain gouvernement : Olmert prêt à s’allier avec un parti d’extrême-droite





Al Qods occupée-Agences Le chef de Kadima, Ehud Olmert, appelé à former le prochain gouvernement israélien, était hier prêt à y intégrer, avec l'aval des travaillistes, un parti d'extrême droite, Israel Beiteinou. Le président israélien, Moshé Katzav, doit formellement charger jeudi Olmert de former le prochain gouvernement après la victoire du parti Kadima aux législatives du 28 mars. "Israël Beiteinou est un parti juif, sioniste et sérieux, il n'y a aucune raison de l'exclure s'il accepte les grandes lignes du futur programme de gouvernement", a déclaré à la radio, Ronni Bar-On, un ministre sortant et député proche de Olmert, le Premier ministre par intérim. Selon lui, l'appui d'Israel Beiteinou, qui a réalisé une percée lors des législatives du mois dernier, en faisant élire 11 députés, "permettra de constituer une large coalition qui ne sera pas dépendante de la bonne volonté de tel ou tel parti". Le parti travailliste d'Amir Peretz qui a accepté le principe d'entrer dans le futur gouvernement dirigé par Olmert a pour sa part levé son veto à l'encontre d'"Israël Beiteinou" (Israël notre foyer en hébreu), que dirige Avigdor Lieberman. "Si Avigdor Lieberman accepte le programme du gouvernement, s'il change de position et cesse de parler de transfert (d'Arabes israéliens), ce ne sera plus le même Lieberman. Dans ce cas on pourra s'assoir et discuter", a déclaré le député travailliste Dany Yatom. Kadima (29 députés) et les travaillistes (19) ne disposent pas d'assez de députés pour une majorité de plus 60 parlementaires sur 120. Olmert doit dans ces conditions trouver d'autres alliés. Sur le papier toutefois, l'intégration d'Israel Beiteinou paraît pour le moins difficile. Avigdor Lieberman, durant sa campagne électorale, n'a cessé de dénoncer violemment le plan de Olmert prévoyant un retrait partiel en Cisjordanie. Avigdor Lieberman a en revanche suggéré "des échanges de territoires et de population pour créer deux Etats ethniquement homogènes". Cette proposition vise notamment à réduire le nombre d'Arabes israéliens, une communauté qui représente 20% de la population israélienne. Ces positions ont été dénoncées par plusieurs éditorialistes qui ont qualifié Lieberman de "fasciste".


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com