Vient de paraître : L’égarement d’Ossaris, de Mohamed Sbouï





Shouï n'est pas tendre avec son milieu, avec les siens et pour cause. Ils n'ont pas seulement contribué à sa traversée pénible du désert, ils en étaient les commanditaires et les exécutants. Le style est développé, sobre, sans élucubrations et sans rhétorique barbante. Ecriture propre aux récits... très proche de celle de Camus dans "l'Etranger" et le rapprochement avec ce fameux récit du Prix Nobel français, ne s'arrête pas là. Il y a aussi la démarche du héros qui semble, ici aussi, glisser inexorablement et presque béatement (pour ne pas dire bêtement) dans les sables mouvants de ses destinée, qui vont l'engloutir. Coincé autre un corbeau au regard sismique qui suffit à le condamner aux plus pénibles des peines, un officier français tortionnaire de la guerre d'Algérie, qui a reconnu paisiblement les horreurs dont il était l'auteur et une réalité personnelle et environnementale en décomposition, Sbouï n'a d'autre choix que de chercher refuge, pour se sortir du guêpier, dans le plus plat des réalismes, même si ce dernier est peuplée de personnages ou plutôt personnalités, qu'il tente de sublimer en même temps qu'il les déchire.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com