Un ministre du Hamas provisoirement arrêté par Israël : De la pression au harcèlement





Le ministre palestinien pour les affaires d’Al Qods, Khaled Abou Arafeh, du mouvement Hamas, a été arrêté hier par la police israélienne dans les faubourgs d’Al Qods, a indiqué le Hamas, avant d’être libéré quelques heures plus tard. Le Quotidien-Agences Abou Arafeh a été arrêté à un barrage routier installé à l'entrée d'Al-Azaria, un faubourg en Cisjordanie d’Al Qods-est, ont indiqué des sources du Hamas et des témoins. Les policiers l'ont fait sortir sans ménagement de la voiture à bord de laquelle il circulait avec deux autres personnes avant de l'emmener dans une jeep vers le commissariat central, selon les sources. Son garde du corps a été brièvement détenu avant d'être relâché. Abou Arafeh, 45 ans, est l'un des principaux responsables du Hamas dans la région d’Al Qods, où il habite. Il avait été détenu en Israël à plusieurs reprises par le passé. Comme les autres Palestiniens d’Al Qods, Abou Arafeh est détenteur d'une carte d'identité israélienne de couleur bleue, qui autorise son porteur à circuler librement. La police l'accuse d'être "entré illégalement dans une zone sous contrôle palestinien", ont affirmé les sources du Hamas. Abou Arafeh fait partie des 24 ministres du nouveau cabinet palestinien dirigé par le Hamas qui a pris ses fonctions le 29 mars. "Cette affaire relève du bureau du Premier ministre", s'est borné à affirmer un porte-parole israélien en faisant ainsi allusion au fait que le bureau du Premier ministre est responsable des activités du Shin Beth, le service de sécurité intérieure. Selon la radio militaire israélienne, l'arrestation de Abou Arafeh vise notamment à empêcher toute activité politique du Hamas à Al Qods-est ou dans ses environs. Israël boycotte le gouvernement palestinien dominé par le mouvement et affirmé que ses ministres ne jouissent d'aucune immunité. Le chef du gouvernement israélien par intérim Ehud Olmert avait même affirmé le 10 mars que le Premier ministre palestinien issu du Hamas Ismaïl Haniyeh n'était pas à l'abri d'une opération de liquidation s'il devait être impliqué dans des "attentats terroristes". Olmert avait toutefois affirmé deux semaines plus tard que Haniyeh n'était pas une cible pour Israël bien qu'il soit "un ennemi".


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com